Pour le Stade Rodez, c'est la journée de la flamme

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    Pour le Stade Rodez, c'est la journée de la flamme Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
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En danger, le club orchestre ce soir, salle des fêtes, ses États généraux. Une opération transparence.

Ca passe ou ça casse... Il n’y a plus de demi-mesure pour le SRA, engagé dans un match pour la survie, dont la première mi-temps se jouera ce soir à 19 heures à la salle des fêtes. Le club donne rendez-vous au plus grand nombre pour une opération vérité, clairement campée dans un communiqué : «Il y a des moments, comme au cœur d’une famille, où il faut savoir dire les choses, poser des mots sur des faits, surtout quand l’heure est grave. Supporters, partenaires, bénévoles, joueurs, éducateurs, élus, médias, amis d’ici et d’ailleurs...nous vous devons la vérité !  

A ce jour, sur décision de la DNACG chargée de contrôler les finances du sport, notre club est relégué en Fédérale 2. Cette sanction est le fruit d’une situation qui, au fil des ans, s’est aggravée. L’équipe dirigeante en connaissait les enjeux. Elle n’est pas demeurée inactive, bien au contraire! Du travail de fond a été engagé... Des efforts ont été consentis... Des innovations ont été apportées...

Plus que jamais le SRA joue son rôle de lien social, d’éducation, d’école de la vie, d’animation de la ville, de fédérateur dans une ambiance toujours courue... Mais aujourd’hui, la situation est telle que malgré le chemin parcouru sur la voie de l’amélioration, le club tout seul n’est pas en mesure de se maintenir au niveau qui est le sien.

Et disons le franchement, le problème ne se limite pas aux finances, ni au sportif... C’est bien de l’avenir du rugby à Rodez qu’il s’agit. Aussi, l’ensemble du club a décidé de dire non! Non à la relégation! Non à la poursuite d’une existence suspendue à un passif éternel! Non à la mise à mort du rugby dans notre cité

État d’urgence

Et le texte de conclure : «Voilà pourquoi nous vous invitons toutes et tous à se rendre aux États généraux du SRA... Toutes et tous, car l’ensemble de la population est concerné. L’heure sera à la vérité, aux décisions pour sauver un avenir menacé et au combat à mener  Tout est dit. Ou presque, le reste ce soir... Il sera question de transparence sur la réalité du SRA, de chiffres pour bien comprendre l’urgence à réunir 150 000€ sur un compte bloqué et un peu plus pour se donner un lendemain qui chante, mais aussi de projet de club pour se placer définitivement sur les rails de la sérénité. Depuis quelques jours, le club ressent l’élan d’une mobilisation solidaire. Les messages de soutien se multiplient. Les contacts pour trouver les fonds nécessaires aussi.

«Nous, on lâchera rien

Les petits gestes, comme celui du handball versant la moitié de sa dernière recette au rugby, alimentent la motivation des dirigeants à s’engager sans retenue derrière le slogan «Nous, on lâchera rien, si bien incarné par les joueurs face à Castanet. Ces derniers prennent leurs responsabilités. L’équipe dirigeante assume dignement les siennes. Le front commun incontournable pour sauver le SRA doit maintenant passer par un dernier effort collectif dans un état d’urgence compliqué.

Car la seconde mi-temps du match pour la survie est prévue en matinée le... 16 mars, dans un bureau parisien des gendarmes financiers du sport. Du succès des états généraux de ce soir dépendra l’issue de cette audition. La population et les élus ont-ils vraiment le feu sacré pour le rugby au point d’accomplir le geste salvateur ? Ils ont aujourd’hui l’occasion, dans tous les cas la dernière, d’entretenir la flamme... 

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Alain Baute
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