Foot : Rodez en appelle au 12e homme

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    Foot : Rodez en appelle au 12e homme
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L’image est entrée dans l’Histoire. Un homme barbu, avec un haut-de-forme étoilé, censé représenter l’Oncle Sam, et ces mots : « J’ai besoin de vous pour l’armée américaine ». L’affiche, créée pour le recrutement de GIs aux États-Unis en 1917, aurait pu être détournée par le Rodez Aveyron football. Non pas qu’il livre une guerre. Cela reste du football. Mais depuis une semaine, le club sang et or n’a qu’une phrase à la bouche : « On a besoin de vous ». Dès samedi dernier, à peine la défaite à Montpellier II encaissée (2-0), l’entraîneur Laurent Peyrelade l’avait immédiatement clamé, se projetant vers la réception de Marignane, demain, qu’il espère décisive pour l’accession en National 1. « On doit terminer le travail. C’est le plus dur, reconnaissait le technicien. On a besoin des gens pour nous pousser. »

Par conséquent, le club a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Avec un tifo de 3 000 drapeaux, un groupe de samba d’Onet-le-Château, « Tamos juntos », et le traditionnel aligot-saucisse, Rodez veut transformer Paul-Lignon en chaudron et espère réunir entre 2 500 et 3 000 supporters. Pour convertir sa troisième balle de match, après les deux ratées à Mont-de-Marsan (5-1) et dans l’Hérault, cela ne sera effectivement pas de trop. Car comme l’ont confirmé ces deux derniers déplacements ainsi que plusieurs joueurs, le Raf tire la langue depuis plusieurs semaines. « Je ne sais pas si c’est physique, commentait Rémy Boissier. Mais nerveusement, c’est certain qu’après 2 ou 3 mois à parler de montée, ça commence à jouer. »

Même invaincus à Paul-Lignon, le milieu de terrain et ses partenaires ne seraient donc pas contre un petit coup de pouce venu du 12e homme. Comme il l’a déjà fait cette saison, notamment face à Fréjus (4-0). « Les gens vont nous aider, nous amener toutes leurs pensées positives, espérait cette semaine le coach ruthénois. Ce serait un vrai avantage et ça ferait la différence. » Pour Boissier, en plus de s’éviter deux ultimes journées stressantes à Toulon et face à Colomiers, fêter le titre tant attendu rue Vieussens aurait également une portée symbolique. « On se doit d’offrir ce moment à nos bénévoles, nos supporters, à la ville qui nous ont toujours soutenus. Et puis cette ferveur, en plus de nous aider, elle peut faire peur à Marignane qui n’en a pas l’habitude. » à l’aller, le 16 décembre, dans l’anonymat du stade Saint-Exupéry, le Raf avait subi son plus gros crash de la saison (5-0). Une raison de plus pour être poussé, samedi soir.

Centre Presse / Maxime Raynaud
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