Face à Lyon, les Rafettes aussi veulent aussi leur fête

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Les filles du Raf accueillent les championnes d’Europe et de France lyonnaises, cet après-midi (15 heures), au stade Paul-Lignon, pour un ultime match cette saison qui doit permettre de décrocher officiellement le maintien.

C’est une coupe aux grandes oreilles qui a ouvert grand les yeux de l’Europe du football féminin. Jeudi, l’Olympique lyonnais a soulevé la 5e Ligue des champions de son histoire, la troisième consécutive, pour devenir l’équipe la plus impitoyable du continent, « et du monde », souffle Grégory Mleko, entraîneur admiratif du Rodez Aveyron football.

Après avoir décroché un douzième titre de championnes de France aux airs de routine implacable, les joueuses de Reynald Pedros ont à nouveau satisfait une faim de loup, ou de lion, dont la finale de la Coupe de France, jeudi à Strasbourg face au PSG, constituera le dessert dans un triptyque glouton devenu traditionnel chez les protégées de Jean-Michel Aulas - triplé en 2016 et 2017.


Et Rodez dans tout cela ? Hôtes de l’ogre cet après-midi, à Paul-Lignon, les filles du Rodez Aveyron football font office d’étape sur la route pavée d’or de la formation rhodanienne, privée aujourd’hui de sa gardienne Sarah Bouhaddi, blessée et remplacée dans les buts par Pauline Peyraud-Magnin.

Mais ce serait bien vite oublier que cette ultime levée de la D1 saison 2017-18 a des allures de verdict final pour des partenaires de Manon Guitard pas encore mathématiquement maintenues.

Cela dit à la fois le grand écart, pas nouveau, entre les deux clubs mais aussi l’exploit incommensurable auquel les Ruthénoises sont condamnées pour ne pas être dépendantes des autres.


Mleko : « On a tout fait pour » décrocher ce maintien


« C’est une mission quasi-impossible, reconnaissait, lucide, la défenseur Raquel Infante, hier dans ces colonnes. Mais on va faire le métier. » « On est déjà championnes mais on va faire le boulot », a répondu en écho la capitaine lyonnaise, Wendie Renard.


À voir les stats de Lyonnaises ayant (encore) tout renversé cette saison sur leur passage - 98 buts marqués, 5 encaissés, 0 défaite en D1 -, on se dit qu’elles ne font pas tout à fait le même travail que des Rafettes encore amateurs pour la plupart. L’aller, perdu 7-0, l’avait confirmé. « À tout moment, on peut exploser contre elles, constate le technicien aveyronnais, Grégory Mleko. À nous de limiter la casse, de rester sérieuses et de bien finir face à notre public. »


« On a tout fait pour, conclut le coach, repensant aux trois victoires lors des quatre dernières sorties. Mais tant que ce n’est pas fini, il y a un doute... » Un tout dernier à lever, face à ce qui se fait de mieux. Cela ressemble à un grand jour. Les Lyonnaises ont eu le leur, aux Rafettes de les imiter. Avec un maintien qui vaudra bien pour elles une coupe aux grandes oreilles.
 

RODEZ MAINTENU SI...

Pour décrocher son maintien ce dimanche, le Raf aura un œil - ou plus sûrement une oreille - du côté de Guingamp, où l’EAG accueille Marseille, lanterne rouge déjà reléguée. Le maintien ruthénois pourrait en effet être conditionné par le résultat de ce match dans les Côtes-d’Armor. Les cas de figure dans lesquels les Rafettes seraient maintenues :

- Rodez gagne ou fait match nul.

- Guingamp perd ou fait match nul.

- Rodez perd, Guingamp gagne mais, dans le même temps, Lille ou Albi ou Fleury ne s’impose pas.
 

Maxime Raynaud
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