Villefranche-de-Rouergue

Plusieurs marronniers dangereux vont être abattus à Villefranche

  • Le responsable des espaces verts municipaux, Jérôme Picarougne, montre aux élus l’origine du mal.
    Le responsable des espaces verts municipaux, Jérôme Picarougne, montre aux élus l’origine du mal.
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Une étude menée par l’ONF sur quatre-vingts arbres conclut à un abattage sans délai pour huit d’entre eux. Il sera effectué cette semaine. Les autres sont sous surveillance.

Le diagnostic des techniciens de l’ONF (Office national des forêts) a été sans concession. Sur les quatre-vingts marronniers expertisés, huit doivent être abattus, sans délai, pour des raisons de sécurité publique. Et dès cette semaine, la société Viif 12, qui a été mandatée, va mener l’opération.

Trois de ces arbres, jugés en mauvaise santé et dangereux, sont situés dans les jardins de la mairie ou devant les grilles, deux avenue du Ségala et les trois autres respectivement place Jean-Jaurès (à proximité de l’ancienne Banque de France), boulevard De Gaulle (devant le Clos des Consuls) et avenue du Ségala.

Au pied des marronniers, il ne fait plus donc bon vivre. D’ailleurs, l’étude de l’ONF souligne en préambule le caractère inadapté des marronniers en milieu urbain, " l’arbre étant une essence à croissance rapide et peu longévive, compartimentant peu face aux agents de dégradation du bois et présentant en général une grande inertie dans sa réponse à un stress ou à une blessure". Globalement, l’étude a fait le constat d’un patrimoine fragilisé, " les arbres examinés présentant des défauts qui peuvent avoir une incidence quant à leur maintien à moyen terme et nécessitant une surveillance régulière". Les soixante-douze qui ont sauvé ce coup-ci leur tête devront être réexaminés dans les deux ou trois ans à venir. Le rapport préconise la suppression de bois mort sur cinq d’entre eux, d’une branche altérée sur un sujet situé au-dessus d’une place de stationnement, une taille d’entretien de la forme architecturé ou une taille de restructuration pour les autres.

Des travaux qui seront réalisés par le service des espaces verts municipaux.

Ce sont les jardiniers de la ville qui avaient décelé des signes de faiblesse sur plusieurs arbres et alerté les élus du danger encouru. L’étude de l’ONF a confirmé leurs craintes.

Les arbres abattus seront-ils remplacés ? Tout dépendra de leur emplacement. Devant la mairie, le marronnier gênait pour le stationnement (il porte d’ailleurs les stigmates de plusieurs accrochages) et l’espace libéré sera conservé tel quel. Dans les jardins de l’hôtel de ville, les replantations seront liées au projet de réaménagement à l’étude. " Les travaux devraient être menés courant 2019 ", annonce Serge Roques. En tout cas, ce ne sont pas des marronniers qui seront replantés. Les pyrus (poiriers d’ornement), tels ceux de la place Jean-Jaurès, ont leurs adeptes.

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