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Tennis, tournoi de Rodez : la troisième sera-t-elle la bonne pour l'Espagnol Andrés Artuñedo ?

  • Huitième de finaliste en 2016, demi-finaliste l’an dernier, l’Espagnol aimerait continuer sur le même rythme et obtenir deux victoires de plus cette année.
    Huitième de finaliste en 2016, demi-finaliste l’an dernier, l’Espagnol aimerait continuer sur le même rythme et obtenir deux victoires de plus cette année. R.G. - R.G.
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Tête de série numéro un, l’Espagnol va tenter de remporter le tournoi ruthénois, dans lequel il entre en lice ce mercredi et qu’il dispute pour la troisième année consécutive.

Depuis lundi et la divulgation du tableau final du tournoi de Rodez, il est officiellement devenu, de son propre aveu, "l’homme à battre". Doté, parmi les engagés, du meilleur classement à l’ATP (n°303 mondial*), l’Espagnol Andrés Artuñedo a logiquement hérité d’un statut de tête de série numéro un dont il semble s’accommoder étant donné qu’il fait écho à ses ambitions.

"Ça me met un peu de pression mais ça ne change pas grand-chose. Mercredi, quand je serai sur le terrain, j’aurai face à moi quelqu’un qui voudra gagner, tout comme moi", a-t-il expliqué, conscient de la tâche qui l’attend à Vabre ("Il y a de très bons joueurs dans ce tournoi et tous sont difficiles à battre. Si je remporte ce premier match, j’en aurai un autre tout aussi difficile au tour suivant, et ainsi de suite jusqu’à la finale. Être tête de série numéro un ne signifie pas que je gagnerai dimanche").

"L’idée est de jouer comme d’habitude, de faire comme si tu n’étais qu’un joueur parmi d’autres dans le tableau, a détaillé celui qui décrocha le titre de champion d’Espagne junior en 2010. Il faut oublier que tu es tête de série numéro un quand tu entres sur le court et simplement donner le maximum."

"Toujours un plaisir de venir ici"

Mardi, le natif de Castellón de la Plana, ville située à un peu plus de soixante-dix kilomètres au nord de Valence, a pu, si tant est qu’il en ait eu besoin, se rassurer, en l’emportant en double, associé à son compatriote et ami Sergio Martos Gornes, contre la paire tricolore Antoine Cornut Chauvinc-Ugo Blanchet (7-6, 6-3). "Cela été très disputé, très difficile, mais aussi un très bon match de notre part", a-t-il indiqué, lui qui n’a pas caché qu’il aimerait bien s’imposer dans les deux tableaux, même si celui de simple demeure "[sa] priorité". Un retour gagnant à Rodez, donc, une destination et un rendez-vous pour lesquels il nourrit une affection non feinte.

"Pour moi, c’est toujours un plaisir de venir ici car je m’y sens vraiment bien. Les gens au club, à l’hôtel, dans la ville, comme au restaurant, par exemple, tous nous reçoivent vraiment très bien. Quand tu retrouves les organisateurs, tu te sens vraiment considéré comme quelqu’un de spécial ; ils se souviennent des années précédentes", a-t-il confié, rendant hommage aux "énormes efforts" que les derniers cités font pour assurer la pérennité de ces tournois, points de passage obligatoires dans la carrière de chaque joueur. "C’est une étape par laquelle tous les plus grands, comme Nadal, sont passés", a-t-il insisté. Un Nadal figure tutélaire qui, à en croire celui qui vient de fêter ses vingt-cinq ans, sert les desseins de l’ensemble des joueurs issus de l’autre côté des Pyrénées à l’international. "On sent qu’il y a du respect chez les joueurs que l’on affronte mais nous ne sommes pas tous des “Rafa” Nadal", a-t-il glissé en riant, avant de reconnaître que cela stimulait aussi les adversaires.

"Devenir le meilleur joueur possible"

Et justement, le droitier, fort au service et dans le jeu de fond de court, venu à la balle jaune à onze ans et présenté à ses débuts comme l’une des grandes promesses du tennis espagnol, se différencie de l’homme aux onze titres à Roland-Garros et de bon nombre de ses homologues par son goût pour les surfaces rapides, qui correspondent "mieux à [ses] caractéristiques", lui qui a beaucoup travaillé sur le plan mental, pour "mieux aborder les matches et être moins nerveux", et physique, notamment lors de la présaison, pour continuer à progresser. "Je ne sais pas jusqu’où je peux aller, si je peux intégrer le top 200, 100, 50 ou 20 mondial, a-t-il conclu. Tout ce que je souhaite, c’est devenir le meilleur joueur possible."

(*) : le classement indiqué ne tient pas compte de la mise à jour de lundi.

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