Justice

Espalion : il fait vivre un "calvaire" à son épouse, deux ans de prison

  • Les faits se sont déroulés boulevard de Guizard, à Espalion.
    Les faits se sont déroulés boulevard de Guizard, à Espalion. Google Images -
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« Un calvaire », « un enfer », « une prison »… Les mots n’ont pas manqué au tribunal, ce mercredi matin, pour décrire le quotidien d’une quadragénaire, à Espalion. À la barre, son époux, 45 ans, à la carrure imposante. Il est poursuivi pour agression sexuelle, violences, sur son épouse et sa belle-fille, détention et usage de stupéfiants, d’armes…

L’affaire remonte à 2016. Un soir de mai, les gendarmes de la commune interviennent dans l’appartement du couple. L’épouse et sa fille, âgée d’une vingtaine d’années, sont prostrées. Elles disent avoir subi des violences. Et se confient sur leur quotidien et la « jalousie étouffante » du prévenu.

« Jalousie étouffante »

Ce dernier empêche sa femme de travailler, de sortir seule – « Même sur le balcon de leur appartement ! », appuie l’avocat de la partie civile, Me Galandrin -, lui impose également des rapports sexuels… Tout cela sur un fond de consommation de cannabis. « Quand je ne fume pas, que je suis en manque, je peux péter un plomb », avouera le prévenu, sans emploi et dont le quotidien se résume à des réveils vers… 18 heures et de longues parties de jeux vidéos nocturnes.

Ce mercredi, il n’a pas franchement nié les faits et a répondu à toutes les questions du parquet, plus ou moins adroitement. Il dit avoir « quelque chose qui (le) ronge à l’intérieur et qui, parfois, sort violemment », notamment à la suite d’une enfance difficile. En revanche, il conteste avoir frappé sa compagne à plusieurs reprises : « Cela n’est arrivé qu’une fois et je m’en suis voulu durant plusieurs jours ». « Une fois de trop… », lui répondra, du tac au tac, la juge, Sylvia Descrozaille.

« Je fais des efforts »

Pour cette affaire, l’homme a déjà fait de la détention préventive, durant près de trois mois en 2016. Car son casier faisait déjà état de condamnations pour violence et agression sexuelle, toujours sur des ex-compagnes. Depuis sa sortie, il dit avoir « changé, fait des efforts. » Pourtant, quelques mois après sa sortie de prison, en décembre 2016, il a de nouveau été condamné pour des violences sur sa belle-fille. « Elle s’était mêlée d’une discussion entre sa mère et moi. Cela ne la regardait pas et je l’ai seulement poussé », se défend le prévenu.

« J’ai cru être au Moyen Âge »

Aujourd’hui, le couple est séparé. « Quand j’ai lu ce dossier, j’étais effaré. J’ai cru être au Moyen Age. Même pire car je pense qu’il valait mieux être une femme à cette époque plutôt que de vivre avec le prévenu ! », a conclu l’avocat de la partie civile, Me Galandrin, en l’absence de ses clientes à l’audience. « Elles ne veulent plus le voir, elles veulent l’oublier », a-t-il expliqué. « On parle de vie atroce mais pourtant, la victime n’a pas porté plainte. Et elle a accepté leur union, tout en parlant d’amour dans ses déclarations », lui a répondu son confrère, Me Salvy.

Au final, l’homme a été condamné à deux ans de prison. Il effectuera cette peine prochainement et devra, ensuite, respecter plusieurs obligations durant cinq ans : interdiction d’entrer en contact avec les victimes, de détenir des armes, de quitter le territoire français.Une injonction de soins a également été prononcée.

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