Hommage

Le rassemblement silencieux des policiers devant le commissariat de Rodez

  • En hommage à leurs collègues disparus.
    En hommage à leurs collègues disparus. CPA -
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Vendredi 19 avril à 11 h 30, les policiers ruthénois se sont rassemblés en silence devant le commissariat, en hommage aux 28 policiers qui ont mis fin à leur vie depuis le début de l’année en France.

C'est à tous les corps de la police (commissaires, officiers, gradés et gardiens de la paix) que l’intersyndicale de la profession s'est adressée pour ces rassemblements silencieux du 19 avril.

« Ce rassemblement qui fait suite aux deux suicides survenus hier (jeudi 18 avril, NDRL) est un moyen de montrer la prise de conscience nationale des faits. Il est temps de trouver des solutions face à cette vague de suicides », commente Thomas David, délégué de l’intersyndicale de la police de Rodez. « 28 personnes, c’est environ 1 policier tous les 4 jours, ce n’est plus supportable. ». En comparaison pour l’année 2018, 35 policiers avaient commis le geste irréparable.

Et les conditions de travail sont fortement pointées du doigt par le délégué de l’intersyndicale « Il y a un ras-le-bol depuis des années, cela fait beaucoup de temps que nous tirons la sonnette d’alarme. Les soucis sont à peu près les mêmes partout en France, des horaires décalés, un travail inadapté, des astreintes judiciaires épuisantes. Tout ça fait que les policiers ont des conditions de vie familiale qui les amènent à être désociabilisés. »

Malgré la mise en place d'un troisième plan de mobilisation, peu de choses changent. «Le management devrait être un peu plus participatif que directif», souligne Thomas David. La création d'une cellule d'alerte 24 heures sur 24 est donc prévu, tout comme une évolution de management en replacant l'humain au centre des problèmes.

L’intersyndicale de la police espère maintenant que le plan de lutte contre les suicides dans la profession devienne une cause nationale et que ce plan soit décrété priorité ministérielle.

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