Athlétisme

Alexis et Romain Mathieu, deux Aveyronnais au triathlon du Pays d’Aix

  • Pour Romain (à gauche) et Alexis Mathieu, le sport est indissociable de l’aventure familiale.
    Pour Romain (à gauche) et Alexis Mathieu, le sport est indissociable de l’aventure familiale. CPA - CPA
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Trois prénoms, deux frères, une même volonté. Et un défi qu’ils vont tenter de relever, dimanche en Pays d’Aix, cadre privilégié du triathlon éponyme auquel ils vont prendre part. Pour se prouver qu’ils en sont capables, mais tellement plus encore…

Les regards sont à la fois complices et admiratifs. Les sourires, marque de connivence. Sans mot dire, ils racontent tant de choses. Chez les Mathieu, il y a le grand frère, Romain, et Alexis, de six ans son cadet. Deux belles personnalités. Parfaitement autodidactes, ils se sont mis à la course depuis quelques années seulement mais se sont toujours fixé des objectifs. Parce que chez les Mathieu, les notions d’abnégation, de dépassement de soi et le besoin d’aller chercher toujours plus et plus loin coulent dans les veines. Héritage d’une éducation certes bienveillante mais qui n’accepte pas vraiment les "gens qui chialent" ; essayer de réussir, de se battre tout en se servant de l’échec pour en tirer bénéfice et ainsi continuer à avancer, telles sont les valeurs qui leur montrent la voie, qui jalonnent leurs parcours, qui ont forgé leur caractère.

Chez eux, rien n’est calcul, tout respire la sincérité, la pleine conscience des choses, la richesse d’un lien fraternel exemplaire. Le don de soi et le partage. Avec un grand-père ayant embrassé une carrière militaire et un papa champion de France de judo, il n’y a pas vraiment de hasard à ce que ces deux frangins aient également besoin de prouver des choses. À eux-mêmes, bien évidemment, dans leur quête de réussite, de connaissance de soi, mais également à ceux qui les entourent et participent à nourrir ce cocon familial dans lequel ils se sentent si bien, pour les rendre fiers. Parce que les expériences de la vie les ont construits, endurcis, tout autant qu’elles ont contribué à leur faire savourer l’instant présent à sa juste valeur, ils ont développé une solidarité et un lien fusionnel qui forcent l’admiration.

"C’est toujours mieux d’accomplir les choses ensemble mais parce qu’on aime se faire mal, parvenir à atteindre les objectifs que l’on se fixe est encore plus valorisant", disent-ils.

La vie étant un éternel combat, tout défi entre de fait dans cette logique. Ainsi, après avoir pris part aux marathons de Nice en 2016 (puis en 2017, mais en relais), de Saint-Tropez en 2018, puis aux triathlons du Lévezou en 2017 (format S) et du Salagou en 2018 (format M), ils vont donc prendre le départ de l’Ironman 70.3 du Pays d’Aix, dimanche, où ils enchaîneront 1,9 km de natation, 90 km à vélo et 21 km de course à pied. Un sacré défi que Romain, responsable de l’unité de restauration de la maison de retraite de Clairvaux, et Alexis, coach sportif à Rodez (classé deuxième du challenge Espoirs Groupama Centre Presse en 2017), vont une nouvelle fois essayer de vivre intensément, en appréciant chaque instant, en donnant le meilleur d’eux-mêmes, pour n’avoir rien à regretter. Jamais. Avant de passer à autre chose, comme Marseille-Cassis au mois d’octobre et le marathon de Londres, en 2020, que Romain partagera avec sa compagne, Élodie. La famille jouant un rôle majeur dans leur équilibre de vie, elle participe à l’aventure de chacune des courses. Comme une évidence.

C’est donc main dans la main qu’Alexis et Romain vont continuer à écrire les belles pages de leur livre d’histoire. Celle d’une vie au cours de laquelle Romain cherchera toujours à montrer l’exemple à son "petit" frère, en faisant attention à ce qu’il ne manque de rien, quand Alexis mettra tout en œuvre pour prouver qu’il est toujours digne de confiance. Cette symbiose, cet investissement réciproque valent tous les trophées, tous les honneurs. Et l’on sait déjà que sur la ligne d’arrivée, dimanche, ils ne feront qu’un, quels que soient les chronos. En décrochant pour suprême récompense le sourire et le regard admiratif d’une adorable poupée de six mois, prénommée Océane…

Correspondant
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