Justice

Le compagnon à la personnalité "inquiétante" jugé pour des violences familiales

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  •  Jugé en comparution immédiate, l'accusé a été condmané à  trois ans de suivi sociojudiciaire, une injonction de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.
    Jugé en comparution immédiate, l'accusé a été condmané à trois ans de suivi sociojudiciaire, une injonction de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime. Archives JAT / Archives JAT
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Mardi 21 mai au matin, alors que Baraqueville se réveille doucement, un homme s’en prend à sa compagne. Dans leur appartement, le ton monte et les coups pleuvent, sous les yeux de leur enfant âgé de 2 ans. Les voisins sont réveillés par les bruits. L’un d’entre eux tente alors d’intervenir en frappant à la porte de l’appartement. Le trentenaire violent lui ouvre, un couteau à la main. Il le menace de mort. Le voisin parvient finalement à prendre la fuite et prévient la gendarmerie.

Mercredi 22 mai, l’homme était jugé en comparution immédiate. Et plus que les faits de violence, la juge Sylvie Rouanne s’est longuement attardée sur la personnalité du prévenu. Une personnalité « inquiétante ».

« Je ne suis pas un psychopathe »

Car le jeune homme, décrit comme « psychopathe » dans son enfance, a une histoire chaotique, faite d’excès de colère. Il dit avoir commis sa première « tentative de meurtre » à l’âge de six ans sur un camarade de classe, coupable de lui avoir jeté une boule de neige. Mais également une autre à 15 ans, armé d’un couteau, sur une infirmière de l’hôpital psychiatrique d’Albi dans lequel il était interné. Sans compter les violences déjà commises à l’encontre de sa compagne, en décembre dernier.

« Je ne me souviens pas vraiment de ces violences… Je sais que je peux être dangereux mais je ne suis jamais passé à l’acte. Je ne suis pas un psychopathe comme on dit, je me fais suivre depuis longtemps et je sais me raisonner », déclare-t-il malgré une récente expertise psychiatrique faisant état d’une « dangerosité » et de troubles de la personnalité.

Venue du Tarn pour témoigner à la barre, la maman du prévenu avoue déjà avoir déjà eu « peur » face aux excès de colère de son fils et indique que ce dernier « ne supporte pas lorsque les gens qu’il aime ne vont pas dans son sens ».

À la lecture de ces éléments, le ministère public n’a pas requis de peine d’emprisonnement mais un suivi poussé. « Cette affaire relève du psychiatrique », affirme la substitut du procureur. La juge, Sylvie Rouanne, suivra ces réquisitions en condamnant le jeune homme à trois ans de suivi sociojudiciaire, une injonction de soins et l’interdiction d’entrer en contact avec la victime.

Mat.R.
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