Cinéma

"Playmobil, le film": des péripéties répétitives dans l'univers des figurines

  • "Playmobil, le film" sort mercredi en salles
    "Playmobil, le film" sort mercredi en salles Courtesy of Pathé / Courtesy of Pathé
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(AFP) - Premier long métrage inspiré de l'univers des célèbres figurines aimées des enfants, "Playmobil, le film", production française à gros budget en salles mercredi, est une suite d'aventures menées tambour battant, colorées mais manquant d'épaisseur.

Projeté en ouverture au dernier Festival du film d'animation d'Annecy, ce film à gros budget (75 millions de dollars) est réalisé par l'Américain Lino DiSalvo, qui a travaillé pendant 17 ans chez Disney, où il a notamment supervisé l'animation de "La Reine des neiges" et "Raiponce".

Fabriqué à Montréal, il est produit par les Français Dimitri Rassam, Aton Soumache et Alexis Vonarb, déjà derrière le film d'animation à succès "Le Petit prince".

Mêlant prises de vues réelles et animation, et ponctué de chansons, ce film destiné aux enfants a pour personnages principaux la jeune Marla et son petit frère Charlie, frappés par un drame qui les fait grandir brutalement.

Mais un jour, Charlie disparaît dans l'univers magique des Playmobil. Marla va alors partir à sa recherche et rencontrer une série de personnages -- un vendeur ambulant dans un food truck, un agent secret élégant, un petit robot ou une bonne fée -- qui vont l'aider à retrouver son frère et lui permettre de renouer avec ses rêves d'enfant.

"J'ai vraiment fait un film sur la façon dont les enfants jouent", c'est-à-dire en passant d'un univers à l'autre, a indiqué à l'AFP à Annecy Lino DiSalvo, pour expliquer son choix d'utiliser autant de mondes Playmobil en allant de l'un à l'autre, des chevaliers aux vikings, une succession qui peut avoir un côté répétitif et donner l'impression d'un film de promotion publicitaire pour les jouets allemands.

Adapter les Playmobil, figurines sans nez et sans oreilles, aux mains en formes de pinces et aux bras raides "est un défi pour un animateur", a encore indiqué le réalisateur.

"J'ai utilisé beaucoup de ce que j'avais appris en animant Olaf", le bonhomme de neige de "La Reine des neiges", dont les bras sont en bois, a-t-il ajouté, revendiquant d'avoir voulu faire "un film très simple, avec une intrigue simple", à l'image des films des années 80 comme "E.T.", "Les Goonies" ou "Big".

"J'ai grandi avec les films des années 80 et, dans mon enfance, j'ai toujours aimé l'idée que dans votre cour, un simple jouet pouvait être magique. Donc j'ai voulu faire ça dans ce film", a-t-il expliqué.

Autres jouets emblématiques, les célèbres briques multicolores Lego se sont lancées il y a quatre ans dans le cinéma, avec le film à succès "La Grande aventure Lego" en 2014, suivi depuis de plusieurs films.

Relaxnews
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