L'Aveyronnais

L’Aveyron tutoie les sommets de l’Himalaya

  • Bertrand Vayssettes lors de son ascension de l’Himlung, une boîte de tripous à la main.
    Bertrand Vayssettes lors de son ascension de l’Himlung, une boîte de tripous à la main. Repro CPA / Repro CPA
  • L’équipe de l’ascension de cet automne.
    L’équipe de l’ascension de cet automne. Repro CPA / Repro CPA
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En 2017, le président du club alpin de la MJC de rodez, Bertrand Vayssettes s’était lancé à la conquête des hauts sommets de l’Himalaya. Aujourd’hui, un sommet porte le nom d’"aligoth peak" et une voie celle de "tripous pass".

Aux confins du Népal, à la frontière avec la province chinoise du Tibet, une série de sommets portent la trace de l’Aveyron. En 2017, Bertrand Vayssettes, président du club alpin de la MJC de Rodez, grimpait au sommet de l’Himlung Himal, à 7 126 mètres. Une boîte de tripous à la main, il immortalisait l’événement avant d’ouvrir une nouvelle voie sur la montagne. Accompagné par le guide de haute montagne Paulo Grobel, Bertrand Vayssettes a également profité de son passage par la chaîne himalayenne pour nommer un sommet ainsi qu’une voie. C’est officiel, désormais, une montagne porte le nom d’Aligoth Peak et une voie celle de Tripous Pass. Les cartes népalaises de la région de l’Himlung mentionnent ainsi cette nouveauté.

Si l’anecdote prête évidemment à sourire, elle est aussi le révélateur d’une tendance qui se généralise : les équipes d’alpinistes amateurs se retrouvent bien souvent autour des mêmes sommets qui deviennent surfréquentés. Alors qu’une multitude de montagnes vierges, abordables, sont délaissées.

Au début de l’automne, une nouvelle équipe (dont j’avais l’immense plaisir de faire partie) constituée autour de Paulo Grobel, qui affectionne ces sommets originaux, s’est de nouveau lancée dans l’exploration de ces massifs mystérieux, à cheval entre Népal et Tibet, et non loin de l’Himlung Himal. L’objectif cette fois-ci, le Lugula : "Un presque 7 000", comme les surnomme le guide, gravit il y a une quinzaine d’années par une équipe d’alpinistes coréens. Cette année, il le sera par une nouvelle voie et par des grimpeurs amateurs. "Une petite performance au pays de l’Himalaya", aime à souligner Paulo Grobel. Car, bien plus qu’une simple expédition, il s’agissait d’explorer une région vierge de toutes traces et où alpinistes occidentaux et népalais ont dû travailler de concert pour établir les camps de base, gérer une partie de la logistique, faire la trace, etc. Bien loin du principe des expéditions commerciales où l’alpiniste est pris en charge jusqu’au sommet. Le mauvais temps a compliqué l’ascension. La vallée de Katmandou charriait les restes importants de la mousson jusque sur les hautes montagnes, à plus de 7 000 mètres.

Une nouvelle voie a donc été ouverte, de la plus pure des manières. Reste à savoir quel nom y sera donné… l’Aveyron marquera peut-être, à nouveau, de son emprunte la chaîne himalayenne.

Philippe Henry
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