L'Aveyronnais

Frédéric Pradal, Ruthénois autodidacte qui a donné vie à "une belle innovation"

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  • Basé désormais à Toulouse, le Ruthénois Frédéric Pradal est l’inventeur,en 2015, de BatiVigie, une application pour smartphone unique en France qui permet de lutter contre le travail dissimulé sur les chantiers du BTP.
    Basé désormais à Toulouse, le Ruthénois Frédéric Pradal est l’inventeur,en 2015, de BatiVigie, une application pour smartphone unique en France qui permet de lutter contre le travail dissimulé sur les chantiers du BTP. Repro CP / / Repro CP
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Natif de Rodez voilà 53 ans, joueur de rugby avecle maillot sang et or jusqu’à ses 21 printemps, faisant le grand écart entre Toulouse et Arles, il dirige Ifecc (ingenerie finance économie construction coordination) dans la Ville rose, une entreprise créée par son père Jacques. Personnage atypique, il est également l’inventeurde BatiVigie, application unique pour "lutter contre le travail dissimulé sur les chantiers du BTP".
 

Il est né à Rodez, précisément le 6 mai 1966. De parents et de grands-parents 100 % ruthénois. Et si Frédéric Pradal se partage aujourd’hui entre Toulouse et Arles, il est pourtant catégorique : "Je suis un ambassadeur du département. Je porte fièrement l’Aveyron partout où je vais !". Le jeune quinquagénaire y a d’ailleurs longtemps vécu. Avec un parcours scolaire un peu chaotique. Il ne dit pas le contraire : "Je n’avais pas confiance en moi. J’étais même un “bourrin” grave. J’ai redoublé le CM1, puis la classe de 3e, et je me suis dirigé vers un BEP comptabilité, que je n’ai pas eu". En fait, il ne pensait qu’au rugby, qu’il a pratiqué à Rodez au poste de talonneur, de 7 à 21 ans. Avec pour équipiers Jean-Paul Barriac, l’ancien président sang et or, Max Froment ou encore Michel Santos. Et l’ovale tourne en boucle dans les discussions avec Claude Larroque, qui a été joueur ruthénois et entraîneur de Lévezou Ségala, son cousin par alliance.

Frédéric Pradal est aujourd’hui directeur général d’Ifecc (ingenerie finance économie construction coordination), une entreprise créée par son père Jacques en 1990, spécialisée dans l’économie de la construction, basée à Toulouse et comptant quinze salariés, pour un chiffre d’affaires qui dépasse le million d’euros. Le Ruthénois, autodidacte et épicurien, est aussi le génial inventeur, en 2015, de BatiVigie, une application pour smartphone unique en France, qui permet de lutter contre le travail illégal sur les chantiers du BTP.

Comment est née BatiVigie ?
Elle a été créée pour répondre aux besoins des donneurs d’ordre et maîtres d’ouvrage de sécuriser leurs chantiers quant aux risques liés au travail illégal dans la chaîne de sous-traitance. La plateforme logicielle de services numériques permet ainsi aux acteurs de la construction d’exercer le devoir de vigilance de manière efficace, tout en protégeant également l’image et la réputation de leur entreprise.

Quel bilan dressez-vous quatre ans après son lancement ?
Pionnier et toujours unique sur le marché, ce dispositif exerce aujourd’hui un contrôle sur la construction de plusieurs milliers de logements et bâtiments en France. Depuis l’arrivée, en 2017, de la nouvelle carte d’identification professionnelle du BTP, BatiVigie (certifiée Iso 9001, management de la qualité) prolonge l’action des pouvoirs publics, permettant, de manière unique la traçabilité des contrôles, pour tous les intervenants sur les chantiers, artisans, chefs d’entreprises et auto-entrepreneurs compris.

Vous exprimez régulièrement des doutes sur cette carte BTP...
Alors que ce dispositif vient tout juste d’accomplir deux années pleines de fonctionnement, le retour d’expérience sur cette période nous amène à constater que, si la carte BTP est bel et bien nécessaire, elle se révèle loin d’être suffisante. Les lacunes sont en effet nombreuses. J’en ai pointé quatre qui, très concrètement, ne permettent pas aux donneurs d’ordre d’exercer leur devoir de vigilance de manière complète sur les personnels sous-traitants.

D’où la "force" de BatiVigie ?
(Sans hésitation) Il est évident que notre initiative privée a vocation à venir compléter la carte BTP.

Mais encore ?
Sur les quatre points essentiels que j’ai identifiés, la carte d’identification professionnelle du BTP montre bien des failles qui génèrent un risque juridique pour les donneurs d’ordre de la construction. Ces derniers peuvent voir leur responsabilité solidaire engagée, s’exposant ainsi à de lourdes sanctions, susceptibles de mettre en péril l’équilibre économique de leurs projets, aussi bien que la réputation de leur entreprise.
Nous accompagnons, sur le terrain, régulièrement des donneurs d’ordre lors d’opérations de contrôle effectuées par des représentants des autorités. Ils portent, systématiquement, leurs vérifications, non pas sur l’effectivité des contrôles de la carte BTP, mais sur les preuves de conformité des personnels, en matière de travail détaché, d’intérim et de prêts de main d’œuvre.

Que faut-il donc en retenir ?
BatiVigie ne vient pas concurrencer la carte BTP mais bel et bien prolonger son action. C’est tout le sens des services que nous entendons fournir aux acteurs de la construction, complétant les dispositifs publics.

Christophe Cathala
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