Rodez : à Saint-Éloi, le candidat Serge Julien cherche à se faire un nom

  • Serge Julien, programme  en mains : « Il sera finalisé  et dévoilé le 15 février ».
    Serge Julien, programme en mains : « Il sera finalisé et dévoilé le 15 février ».
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Tout au long de la campagne, Centre Presse participera à une réunion publique des quatre listes en course pour la mairie. Place aujourd’hui à Serge Julien, en représentation à Saint-Éloi, mardi soir.

Vestiges de l’ancien monde pour certains, passage obligé pour d’autres, les réunions publiques ont toujours la cote chez les candidats ruthénois. Serge Julien et sa liste "Rodez autrement ensemble" en ont programmé cinq, d’ici le premier tour, le 15 mars. Cette tournée débutait mardi soir, à la maison de quartier de Saint-Éloi. Dans la salle, plusieurs colistiers, des chaises vides et seulement une poignée de curieux qu’on pouvait compter sur les doigts d’une main… "Il n’y a jamais grand monde lors des réunions publiques, c’était pareil en 2014", nous a-t-on soufflé, quand d’autres ont évoqué le désamour ambiant des citoyens pour la politique, de surcroît dans des quartiers dits populaires. Serge Julien, lui, ne s’en est pas laissé compter. Et a tenu à jouer sa partition devant cet auditoire intimiste et, pour la majorité, déjà acquis à sa cause.

Premier acte : la critique

"Cela servira d’entraînement, sourit un colistier. Serge a besoin de se faire connaître, il le mérite. Il est bien moins clivant que pouvait l’être Yves Censi en 2014". Le candidat ne dira pas mieux… Avec ces réunions publiques, il souhaite se faire un nom. Et porter la voix de la droite, lui qui s’inscrit dans la lignée de Bernard Saules, à qui il a succédé dans l’hémicycle du conseil départemental. Candidat de dernière minute, après plusieurs tractations, hésitations et divisions dans son bord politique, Serge Julien gagne peu à peu en confiance. Le verbe n’est plus hésitant, tremblotant comme à ses débuts. Cette fois, le conseiller d’opposition, jusque-là discret, a investi le costume du candidat. Le discours est bien rodé, sans envolées lyriques, sans grandes annonces mais souvent avec piquant. Classique du genre, on tape d’abord sur l’équipe municipale en place avant de dévoiler son programme.

Dernier tract de Christian Teyssèdre en mains, Serge Julien s’en amuse : "La liste du maire se dit gaulliste mais également centriste, marcheur, socialiste, écologiste, citoyen. On pourrait presque en faire un sketch…" L’auditoire est conquis. "Teyssèdre gaulliste, il nous insulte !", entend-on même.

Puis, le candidat s’en prend au "comportement du maire qui ne respecte rien, ni personne… C’est incompatible avec cette fonction. Tous les Ruthénois méritent du respect". La critique ne s’arrêtera pas là. Durant une demi-heure, ce Toulousain d’origine et actuellement directeur d’un Ehpad dans le nord-Aveyron, a égratigné le programme du maire sortant et ses propositions "volées à notre programme, à l’image de la halle en centre-ville". Sans oublier de pointer du doigt "le bétonnage de Combarel", "la trouée verte de la rue Béteille devenue un champ de patates", "le fiasco des retards de travaux place de la Cité"… Et autres.

Sécurité et propreté, les maîtres mots

"Le problème, c’est que lorsqu’on parle avec les gens, tous disent qu’il n’y a jamais eu autant de choses réalisées dans la ville, qu’elle a changée… Puis, on ne va pas se mentir, il ne nous a pas trop tapé dessus niveau fiscalité !", fait néanmoins remarquer un fervent soutien de la droite ruthénoise, certainement peu confiant sur l’issue du scrutin de mars… "Si on écoute Christian Teyssèdre, il a tout fait ! Mais, c’est facile de travestir l’histoire, il a surtout réalisé des choses qui se voient. Rien d’autre", répondra néanmoins Serge Julien. Avant d’aborder son programme et revenir aux thèmes qui ont toujours nourri son bord politique : la sécurité et la propreté. Dans la salle, on ne demandait pas mieux. Les marginaux du centre-ville sont pointés du doigt, les trottoirs sales dans les quartiers également. "Notre objectif, c’est zéro déchet par terre !", répond d’emblée le candidat, tout en précisant qu’il "faut arrêter de fermer les yeux sur les problèmes d’incivilités autour de la cathédrale".

Avant de conclure, sur une touche d’humour : "Il y a beaucoup de travail à faire… Il nous faudra certainement plus de six ans." Et de repartir en campagne. "Samedi soir, il y a un loto. Censi venait à l’époque, j’espère que vous y serez…", lui lance un spectateur. "Je vais essayer", répond Julien avant de lâcher : "Si j’avais su, je ne sais pas si je me serais lancé (rires)".

Mathieu Roualdés
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