Millau : au Puits-de-Calès, des conteneurs loin de faire l’unanimité auprès des riverains

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  • Ludivine Fulcrand dévoile le ventre de l’un des sept conteneurs, prêt à déborder.
    Ludivine Fulcrand dévoile le ventre de l’un des sept conteneurs, prêt à déborder. Repro CPA / Repro CPA
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Des habitants pointent du doigt les nuisances causées par ce point de collecte de déchets.

Au 2, rue du Talweg, dans le quartier du Puits de Calès, Ludivine Fulcrand et son conjoint, Denis Boudou, fulminent. La raison de leur colère ? Les sept conteneurs semi-enterrés, implantés en octobre 2018, de l’autre côté de la rue, à quelques mètres seulement de leur maison. Depuis, les deux Millavois déchantent. "Ce qui était censé être un simple point de collectes des déchets est devenu une déchetterie, se désole Denis Boudou. Depuis l’implantation de ces conteneurs, tout le monde vient y jeter ses ordures, car ils sont bien situés… Sauf pour nous."

"Ils ont coupé la verdure"

Retour en mai 2016. Ludivine Fulcrand et Denis Boudou apprennent, de la bouche d’un voisin, la création future d’un emplacement pour conteneurs semi-enterrés, à deux pas de leur porte. Inquiets des nuisances que ce projet pourrait provoquer, ils écrivent à la mairie de Millau pour faire part de leur mécontentement. "On n’a pu se rendre aux réunions consultatives organisées pour parler de ce projet. On ne devait pas être disponibles à ce moment-là. Mais dès qu’on a eu connaissance de ce dernier, on a voulu s’y opposer, car beaucoup trop proche de chez nous", retrace Denis Boudou. Si la municipalité a bien accusé réception de ce premier courrier et répondu, la création du point de collecte aboutit toutefois, quatre mois plus tard.

Au grand désarroi du couple. "Pour ce faire, ils ont coupé la verdure, qui nous protégeait des regards extérieurs et nous offrait une certaine intimité, de la tranquillité. On était caché du boulevard Bad Salzuflen", regrette Denis Boudou.

"La mairie n’a pas anticipé"

Depuis, l’espace de collecte est le théâtre d’un ballet incessant de voitures. Un voisin, installé tout proche, sur les hauteurs de la rue Combecalde, témoigne : "Les gens viennent avec des remorques pleines de déchets. De temps à autre, il y a même des embouteillages. La mairie n’a pas anticipé les conséquences de cette implantation." Désespérée et inquiète que sa maison perde de la valeur, Ludivine Fulcrand insiste : "On trouve de tout, des carcasses d’animaux en putréfaction, des trottinettes, des cartons de yaourts périmés… Tout ça sous nos yeux, sans oublier les nuisances sonores et olfactives. L’été dernier (en 2019), c’est devenu insupportable, avec la chaleur. Il était impossible de dîner dehors et j’ai interdit à nos enfants, âgés de 4 et 9 ans, de jouer près de la zone. Il en va de notre sécurité et de notre santé."

En septembre 2019, le couple écrit à nouveau à la mairie et fait part "des incivilités de la part de personnes qui déposent leurs détritus sur le bas-côté" et qui utilisent cet espace "comme déchetterie ".

Un courrier resté sans réponse à ce jour, même si Alain Nayrac, adjoint à l’aménagement urbain et à l’environnement affirme s’être rendu sur place avec les services techniques. L’élu millavois a d’ailleurs exprimé sa volonté de faire évoluer la situation dans le bon sens.

Deux ramassages

Alors qu’ils s’apprêtent à envoyer un nouveau courrier à la mairie, Ludivine Fulcrand et Denis Boudou souhaiteraient que « les conteneurs soient déplacés ou, au moins qu’un nouveau point de collecte soit créé un peu plus loin ». Ce à quoi a répondu Alain Nayrac, joint par téléphone : « Le problème, c’est que cela coûte cher, car l’installation d’un seul conteneur représente un investissement de 15 000 €. » L’adjoint à l’aménagement urbain et à l’environnement assure toutefois comprendre les inquiétudes du couple : « On va mettre en place deux ramassages par semaine au lieu d’un seul. Et, si possible, un peu plus tard dans journée. On va investir dans un camion de jet à haute pression pour nettoyer les conteneurs régulièrement et ainsi réduire les odeurs. De la végétation autour de la zone de collecte devrait être replantée au printemps ».
 

Mathias Pisana
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