Saint-Rome-de-Cernon : producteurs et consommateurs face à face

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    Producteurs et consommateurs ont pu échanger pendant dix minutes. Célian Guignard
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Mardi 3 mars, 60 personnes ont participé à un salon professionnel à Saint-Rome-de-Cernon.

Un salon entre professionnels pour favoriser les circuits courts, à Saint-Rome-de-Cernon ? Ce n’est sans doute pas un hasard. "Nous avons lancé la construction d’une cantine qui fonctionnera qu’en circuits courts, avec une tendance bio, annonce Pierre Pantanella maire de la charmante commune de 925 habitants. Elle sera fonctionnelle en juillet, avec le centre de loisirs communal."

En Aveyron, 10 % des exploitations en bio

Mardi 3 mars, dans la salle des fêtes du village, 60 participants ont donc garni l’événement : 30 producteurs et 30 consommateurs (restaurateurs, cuisines centrales, artisans, épiciers…). "Ce salon permet la rencontre entre les producteurs et des consommateurs, la découverte de certaines initiatives, décrit Alain Fauconnier, président du Parc naturel régional des grands causses, l’une des institutions à l’origine de cette journée dans le cadre du Plan alimentaire territorial (Pat). C’est la vraie vie des circuits courts. C’est un projet d’État qui vient s’adosser à une multitude d’actions menées par le parc. L’idée, c’est de créer le lien entre les différentes parties."

Parmi les partenaires, figure également la Région, qui était représentée par sa conseillère Emmanuelle Gazel. L’occasion, pour elle, de rappeler l’importance, dans l’économie locale, des circuits courts : "L’alimentation est au cœur de la politique de la région Occitanie, mais aussi de la vie des gens. Nous sommes, par exemple, la première région bio de France. Les circuits courts sont aussi notre indépendance lors de graves crises économiques. On le voit, en ce moment, avec les risques liés au coronavirus. " Selon, Jacques Alvernhe, président de l’Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron (Apaba), "10 % des exploitations du département sont en bio, soit 14 % des surfaces exploitées ".

Des chiffres inférieurs à ceux de la région, dont "15,1 % des surfaces sont exploitées par l’agriculture biologique ". " Cependant, la croissance est croissance en surface et en exploitation, est positive, relativise le président. Nous avons toujours été en avance, en Aveyron. À une époque, nous étions le premier département bio de France. Et nous avons toujours fonctionné en circuits courts."

Si le bio, censé être un gage de qualité, est plébiscité par les consommateurs, il n’est pas l’apanage des circuits courts. "“Circuits courts”, ça veut dire qu’il n’y a qu’un seul intermédiaire ", précise même Alain Alvernhe. "Certains producteurs font du bio sans même le savoir ", sourit Alain Fauconnier.

Au cours de cette journée, les clients potentiels ont fait le tour de tous les exposants, selon un principe de speed meeting (rencontre rapide, NDLR) de dix minutes. De quoi faire le plein de produits locaux et de qualité pour leurs différentes activités.

Tout un réseau de partenaires

Autour de salon professionnel autour des circuits courts, c’est bien tout un réseau de partenaires qui a collaboré. Le Parc naturel régional des grands causses a impulsé cette dynamique, dans le cadre de son Plan alimentaire de territoire (Pat), qui lui a permis d’obtenir 85 000 € de subventions de l’Europe, de l’État et de la Région. La Chambre de commerce et de l’industrie (CCI), la Chambre des métiers et la Chambre d’agriculture étaient partenaires Des structures comme l’Association pour la promotion de l’agriculture biologique en Aveyron (Apaba) et les Loco motivés étaient parties prenantes. Sans oublier le Département. Ce qui a permis de mettre sur pied ce salon, seize ans après la dernière édition.

Célian Guignard
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