Le Prieuré du XIe siècle à nos jours : les possessions du Sauvage

  • La salle du dortoir.
    La salle du dortoir.
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Le Prieuré du Sauvage (Sauvage : origine "salvatge" en occitan provient du bas latin "selva" ou la forêt) a été fondé à la fin du XIIe siècle par le comte Henri III de Rodez et sa femme Agnès. Il abrita près de six siècles des moines de l’ordre de Grandmont. Au cours des siècles le Prieuré bénéficia de la générosité, de la bienveillance ou de la reconnaissance de notables, de seigneurs, de comtes, mais aussi de citoyens plus humbles, recherchant une éventuelle protection divine ou bien peut-être une ouverture vers le paradis, de nombreux avantages en nature sous forme de dons ou de legs (terres agricoles, vignes, bois, bâtiments...) contraire aux règles initiées par son fondateur Étienne de Muret.

D’importants biens fonciers

Le Sauvage possédait deux métairies, une au Sauvage et une autre à la Garrigue, sur celle-ci se trouvait un étang "piscaria" dite de la Favasse dans le but de fournir du poisson aux religieux. Les autres biens fonciers baillés à ferme ou grevés de rentes étaient relativement importants. Plusieurs centaines d’hectares situées autour de Balsac, Le Pas, Cantaussel, Roumeguet, Toizac, allant jusqu’à Moyrazès et Limayrac. Il possédait surtout un important vignoble situé vers Balsac et Capdenaguet. Toutes ces terres étaient travaillées par des "fermiers "qui se devaient, d’une part, nourrir les religieux mais aussi verser un fermage au Prieuré.

Le Sauvage possédait également une maison à Rodez, dans la paroisse de la Madeleine, rue de Pomotié qui était une sorte d’hôpital pour des religieux, elle était appelée La Bodomia del Salvatge. Par la suite, au XVe siècle, elle fut transformée en auberge sous le nom "d’Oustal del Caval Blanc". Il possédait aussi quelques moulins, dont un, situé au Moulinou du Pas. Ce patrimoine procura certainement une confortable aisance durant quelques siècles à ce Prieuré. Plusieurs éléments architecturaux, y figurant encore, laissent supposer qu’il devait y avoir des biens à cacher même éventuellement à défendre, tel un coffre maçonné dans une des voûtes, un assommoir situé au dessus d’une porte qui était jadis l’entrée principale, un souterrain pouvant servir d’échappatoire en cas de danger etc...

L’ordre s’affaiblit

Mais la cupidité de certains, des conflits d’intérêts, des tiraillements internes, des réformes mal adaptées, des ponctions financières émanant de hauts dignitaires religieux, des conditions de vie particulièrement austères et difficiles contribuèrent à affaiblir l’ordre, le Sauvage n’y échappa pas, notamment avec l’affaire Buscaylet. Des biens furent vendus, d’autres cédés ou abandonnés, les bâtiments délaissés, lors de l’abolition de l’ordre il ne restait plus que deux religieux au Sauvage vivant dans des conditions très précaires. Les bâtiments ne sont plus entretenus, l’église est déjà, en partie ruinée.

L’extinction de l’ordre fut prononcée le 6 août 1772 par le pape Clément XVI. De cette date jusqu’à la Révolution française, la gestion du Prieuré et de ses biens fut confiée au séminaire de Rodez. Il sera ensuite vendu le 9 avril 1793 à Joseph Guisot de Balsac.

À suivre : l’histoire de J. Guisot.

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