Les coups de pouce d’un territoire dans les mains des entrepreneurs

  • Emmanuelle Gazel, Charlie Medeiros et Didier Cadaux ont détaillé les aides pour les chefs d’entreprise.
    Emmanuelle Gazel, Charlie Medeiros et Didier Cadaux ont détaillé les aides pour les chefs d’entreprise.
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Les dispositifs d’aide ont été détaillés pour éclaircir le flou administratif.

Être le plus réactif et agile possible en apportant des réponses au plus près des besoins", c’est ce que "s’efforce" de faire la communauté de communes Millau grands causses avec sa compétence économique. Sa présidente, Emmanuelle Gazel, a tenu à en donner la preuve au cours d’une information détaillée face aux médias et quelques commerçants de différents secteurs d’activité. Un par un, les dispositifs ont été énumérés "pour que chacun puisse s’en emparer et surtout en bénéficier", comme elle a aimé à le répéter, tant le flou administratif épuise les chefs d’entreprise.

De façon chronologique, elle a rappelé l’exonération de la CFE (Cotisation foncière des entreprises), en juillet dernier, pour les métiers liés au tourisme, soit 226 000 €, un effort engagé pour moitié par la communauté de communes et l’État.

En octobre, une cellule de veille économique a été créée. En son sein, tous ceux qui font l’économie (restaurateurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise, secteur du bâtiment et travaux publics) sont représentés par des offices, des réseaux ainsi que les chambres idoines. "C’est un espace d’échanges, mais surtout de solutions. On l’a souvent dit : nous sommes persuadés que les spécialistes de leur quotidien sont ceux qui le vivent. En l’occurrence, les professionnels qui connaissent leurs besoins", indiquait la présidente.

Le 2 novembre, un recensement de tous les "click and collect", ou "clic et ramasse" pour ne pas froisser les amoureux de la langue de Molière, a été réalisé par les agents de Millau grands causses, de l’office de tourisme, de l’OCA, mais aussi par des élus. L’ensemble des professionnels proposant ce service a ainsi pu figurer en ligna sur les sites institutionnels locaux pour leur offrir une meilleure visibilité.

Des bons d’achat, dont le succès lors du premier confinement n’est plus à démontrer, il en a été bien sûr question. Le principe reste le même pour cette aide au commerce local : l’achat d’un bon sur beegift sur une enseigne spécifique ou l’ensemble des propositions millavoises. Sur le prix, la communauté de communes abonde de 50 % dans la limite de 20 € (soit 40 € de bons pour être le mieux remboursé), à raison de cinq par foyer. " L’objectif est d’avoir un effet levier plus important que la première édition. Avec 150 000 € fournis par Millau Grands Causses, 300 000 € ont été dépensés en ville. Cette fois, on vise 450 000 € d’achats", précisait Emmanuelle Gazel. Et d’annoncer ; "Si vous avez besoin d’étaler vos stands sur les trottoirs, n’hésitez pas à nous demander d’occuper l’espace public. Les services fonciers seront facilitateurs."

Quant au stationnement payant en ville, la maire justifiait ainsi ce choix : "C’est pour favoriser la rotation et éviter les voitures ventouse." Les commerçants semblaient d’accord.

cyril calsina
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