Villefranche-de-Rouergue : la rénovation urbaine définie pour les cinq ans à venir

  • Jean-Michel Bouyssié,le "monsieur cœur de ville".
    Jean-Michel Bouyssié,le "monsieur cœur de ville". repro cpa
Publié le , mis à jour

Un avenant au contrat Action Cœur de ville va être signé. Il se veut la traduction du projet de la nouvelle municipalité pour son mandat. Il met en avant la qualité du cadre de vie.

La délibération doit être présentée ce jeudi soir au bureau d’Ouest Aveyron communauté et lundi 14 décembre au conseil municipal. Il sera proposé aux élus d’adopter l’avenant à la convention cadre action cœur de ville de Villefranche, signée le 13 octobre 2018. Cet avenant portera sur la période 2020-2025, soit une durée de cinq ans, et verra l’engagement de deux nouveaux partenaires Enedis, et le bailleur social Polygone.

Cet avenant traduit le projet de la nouvelle municipalité de Jean-Sébastien Orcibal. "Avec des orientations clairement définies, il affiche nos choix politiques. Il porte notre empreinte", confirme Jean-Michel Bouyssié, adjoint en charge de la politique de la ville et de la citoyenneté. Et de défendre : "Nos dernières acquisitions foncières étaient nécessaires pour mettre en place ce projet et respecter les engagements pris devant les Villefranchois."

Orientations

Les orientations sont donc affichées. "Nous avons un marqueur, c’est la qualité", défend l’élu. "La qualité du cadre de vie", répète-t-il. "Elle passe par une diversification de l’habitat. Nous ne souhaitons pas faire du logement pour du logement, mais du logement qui améliore le cadre de vie. Nous devons répondre à la demande et aux modes de vie d’aujourd’hui, avec un besoin d d’espaces de vie extérieurs. Il faut une diversification des produits qui n’existent pas. Sans oublier les biens d’exception. C’est ce qui différencie le contenu de cet avenant avec ce qui avait été prévu en 2018." Mais, ajoute-t-il : "Cela doit se faire sans dénaturer l’organisation spatiale de la bastide. Il faut l’aérer en gardant le marquage des rues." L’aération, un maître mot.

Le but final est de rendre la bastide attractive. De la redynamiser. L’habitat n’est pas le seul levier. Jean-Michel Bouyssié parle justement de transversalité, avec le commerce, les services, le tourisme, les mobilités, l’aménagement urbain.

Pilotage

Cet avenant à la convention action cœur de ville, dont l’initiative revient à la commune, a été co construit avec les services de l’État, le département, la région, les bailleurs sociaux. La ville bénéficie aussi d’autres dispositifs. "Ils se chevauchent, mais sont complémentaires", estime, Jean-Michel Bouyssié, qui précise. "Nous intégrons des éléments du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) et du quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). La région Occitanie intervient à travers le contrat bourgs centre. Nous aurons un comité de pilotage restreint de l’ensemble des dispositifs." Et d’assurer : "L’action cœur de ville est le dispositif global de référence de la rénovation urbaine pour les cinq ans à venir. Le pilote."

 

Les deux premières opérations

Deux projets devraient voir les travaux démarrer en 2021. Ils concernent l’îlot de la rue des Bannes (entre la rue Pomairols et la rue des Cordeliers) et les anciens bâtiments d’Enedis, quai du Temple. « Pour l’îlot des Bannes, les acquisitions foncières sont terminées. Nous procéderons à des démolitions d’immeubles côté rue, pour créer des espaces de vie que l’on proposera à la rétrocession aux propriétaires riverains », informe Jean-Michel Bouyssié. La municipalité est devenue aussi propriétaire des anciens bâtiments d’Enedis et va créer là un parking.  Jean-Michel Bouyssié explique la philosophie de l’aménagement prévu. « Cela nous permettra de repenser le cheminement jusqu’au pont des Consuls pour rejoindre la rue de la République, avec un parcours ludique pour un accès piétonnier plaisant. »
En 2021, la municipalité espère aussi finaliser l’opération du moulin de la Conque, (moulin Colonges), avenue du Quercy, où elle y installera la Maison de l’Amitié, dont le bâtiment actuel sera détruit. « Nous aménagerons à la place un espace public, végétalisé, qui mettra en valeur les Pénitents Noirs », indique l’adjoint au maire. Celui-ci évoque aussi la poursuite de l’étude sur l’îlot de la Miséricorde, « pour une programmation envisagée en 2022. »
Jean-Michel Bouyssié redonne la stratégie du mandat de l’équipe municipale : « Une opération sur chacune des quatre gâches de la bastide, et des actions sur la périphérie. »

 

 

G.L.
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