Une nouvelle émission pour le chef Cyril Lignac : « L'Aveyron est ma colonne vertébrale »

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  • Cyril Lignac est catégorique : « Il y a aujourd’hui une passion dévorante des Français pour la pâtisserie ».
    Cyril Lignac est catégorique : « Il y a aujourd’hui une passion dévorante des Français pour la pâtisserie ». Jérôme Galland (M6)
Publié le , mis à jour

Après le succès populaire de « Tous en cuisine », le chef « feel good » aveyronnais a lancé, lundi dernier, « Mon gâteau est le meilleur de France », sur M6.

Vous venez de lancer « Mon gâteau est le meilleur de France » sur M6. Quel est le concept ?

Il y a aujourd’hui une passion dévorante des Français pour la pâtisserie, les gens pâtissent de plus en plus à la maison, en famille. Des tas de passionnés ont envie de se tester pour savoir à quel niveau ils sont, ils peuvent le faire grâce à cette émission. On fait le tour de France, on rencontre plein de gens, des adultes, des enfants, des passionnés, des gens qui ont raté leur gâteau, d’autres qui l’ont réussi. Ils viennent avec leur gâteau star, celui qu’ils présentent à leur famille, celui que les gens adorent. C’est très sympa.

Dans quelles conditions a été tournée l’émission ?

On l’a faite juste avant le Covid-19. Quand on a fini de faire le tour de France, on était confinés (NDLR, en mars 2020). On a repris le tournage après le premier confinement, c’est pour cela que, ensuite on verra les masques à l’écran. « Tous en cuisine » a rencontré un vif succès.

Comment analysez-vous cette appétence des téléspectateurs pour l’art culinaire, devenu l’une des signatures de M6 ?

Cela mêle plein de choses. Il y a une part de divertissement, on s’attache aux participants et on apprend des choses sur ces jolis métiers d’artisanat que sont la cuisine, la pâtisserie, sur l’art de la transformation à partir de produits bruts. Il y a plein de passionnés qui prennent des idées, c’est un cercle vertueux.

Tout en contribuant à adoucir cette période…

Oui. On l’a vu avec le succès de « Tous en cuisine ». Le fait d’accompagner les gens #au quotidien, de partager des recettes et des moments avec eux, ça adoucit les mœurs.

 

Vous préparez l’ouverture de deux nouveaux restaurants : Ischia dans le 15e arrondissement à Paris et le Bar des Prés à Londres. C’est un pari sur l’avenir dans ce contexte ?

Oui, il faut bien redémarrer. On ne va pas rester comme ça pendant des années, on ne peut pas tout abandonner. Ça fait un an qu’on traîne ce virus, la vie va reprendre son cours, je suis optimiste.

Dans quel état d’esprit attendez-vous la réouverture des restaurants ? J’attends comme tout le monde, pour savoir quand on pourra ouvrir et quelles vont être les contraintes. Certains de mes restaurants n’ont pas de terrasse. Donc, je ne sais pas comment cela va se passer. On vous sent moins critique que peuvent l’être d’autres chefs, comme Philippe Etchebest.

Que vous inspire la gestion de la crise ?

On vit dans un pays où on est quand même aidés, on n’est pas laissés pour compte. Bien entendu, les chiffres d’affaires qui ont été perdus, #on ne les récupérera certes pas. Mais, dans d’autres pays autour de nous, l’Espagne, l’Italie, l’Angleterre, les aides n’ont pas été aussi généreuses. Moi j’ai envie  de dire merci. Merci de nous aider, merci de nous accompagner. On aurait préféré rester ouverts, bien sûr, mais on ne nous a pas laissés non plus sans un sou, l’État a été là. On a beaucoup de chance de vivre en France. Vraiment.

Vous venez d’intégrer le palmarès des personnalités préférées des Français du JDD, directement à la 14e place. Comment vivez-vous cette notoriété ?

Je vis de la même manière qu’il y a quinze ans. Je ne me pose pas la question de savoir quelle est ma notoriété ou pas, je vis dans mon plaisir d’entreprendre, de développer mon groupe, d’essayer de trouver de nouvelles émissions pour divertir, d’écrire des livres pour transmettre, #de faire plaisir aux gens, de les régaler avec la pâtisserie, ou les restaurants, quand on va rouvrir. Je suis très content d’être dans le palmarès du JDD, c’est vrai, mais les classements, ce n’est pas ce qui dirige ma vie. Pendant ce confinement, tous les soirs, j’étais chez moi en train de préparer le dîner avec les Français et les gens me le rendent aujourd’hui dans la rue, me disent merci, vous nous avez accompagnés. ça, ça me fait vraiment plaisir, parce que je me suis senti utile.

Quel est votre rapport à cet univers de la télévision ?

Je fais des émissions depuis quinze ans, ça fait partie #de ma vie, de mon ADN. Mais ce n’est pas mon quotidien en vérité. Je ne vais pas tous #les jours à la télé. C’est par périodes. ça fait partie de ce qu’on entreprend avec mon équipe.

 

Vous restez très attaché à l’Aveyron. On vous a vu, tout récemment, en photo avec Nicole Fagegaltier, chef étoilée à Belcastel. Ces racines, c’est un point d’équilibre ?

Oui. C’est surtout ma colonne vertébrale. Et puis, j’aime assez ce dicton qui dit : « Il faut savoir d’où on vient pour savoir où on va ». Ça fait partie de mes racines, de ce que je suis, de ce que mes parents m’ont donné. C’est toujours un plaisir de redescendre en Aveyron. Je n’ai pas oublié d’où je viens. J’ai plaisir à aller voir Nicole, c’est important pour moi de garder le lien. C’est une femme qui compte beaucoup pour moi parce qu’elle m’a transmis son savoir. C’est quelque chose de très important, c’est un cadeau qu’on fait dans la vie. Je garde des liens avec les gens qui m’ont appris, éduqué, écouté ou qui m’ont tendu la main.

Comment la cuisine s’est-elle imposée à vous ?

Par le plus pur des hasards. Quand les gens venaient manger chez mes parents, à chaque fois, j’entendais des compliments. Je me suis dit que moi qui travaillais mal à l’école, si j’apprenais à faire à manger, j’allais être dans une dynamique positive, un cercle vertueux. J’aimais la cuisine, mais j’aurais pu faire tout autre chose au départ. Au début, ce n’était pas une vocation, c’était une espèce d’échappatoire pour essayer de faire quelque chose à l’école qui me passionnerait, autre que les cours traditionnels, auxquels je ne trouvais pas d’intérêt.

À 43 ans, vous êtes partout, télé, radio, réseaux sociaux, édition, gastronomie, pâtisseries… Il vous reste des rêves, des envies ?

Oui, plein ! Mais, je n’ai pas #de direction, je ne me donne pas des buts. Ma carrière, je la construis sur des opportunités, pas sur des planifications. Je suis très heureux de ce qu’on fait, mais je ne me dis pas : « Je veux avoir un restaurant à Londres, à New York, dans le Sud de la France ». Ce sont les opportunités qui m’emmènent sur des chemins. La vie a beaucoup plus d’imagination que nous.

Propos recueillis par Manuel Cudel 

Avec ses fidèles acolytes...

Pour la quotidienne « Mon gâteau est le meilleur de France », à 18h35, sur M6 (52 minutes), dont le principe est un tour de l’Hexagone pour goûter les réalisations de pâtissiers amateurs (Angers a ouvert le bal), Cyril Lignac est entouré de fidèles acolytes : Pépée Le Mat, ex-restauratrice, Merouan Bounekraf, révélation de la saison 10 de « Top Chef », et Louise Petitrenaud, chroniqueuse culinaire. Lancée lundi dernier, l’émission de l’Aveyronnais s’est positionnée au pied du podium des audiences du créneau 19 heures-20 heures, avec 1,76 million de téléspectateurs et 9,8% de parts de marché, derrière « N'oubliez pas les paroles » de Nagui (France 2 et 3,93 millions), « Demain nous appartient » (TF1 et 3,7 millions) et « le journal 19/20 national » (France 3 et 2,98 millions).    

Avec ses fidèles acolytes...
Avec ses fidèles acolytes... Jérôme Galland (M6)

Et avec Nicole Fagegaltier

Quelques jours avant les trois coups de sa nouvelle émission, Cyril Lignac s’est accordé un petit séjour à Belcastel chez Nicole Fagegaltier. La chef étoilée du restaurant du Vieux Pont alimente son blog avec cette « relation forte » : « C’est  à Belcastel qu’il a commencé son apprentissage en cuisine en 1997 et il est resté chez nous deux ans et demi. Depuis,  il est toujours fidèle à notre famille, à notre maison. Il n’a rien oublié de ces moments difficiles que peut être parfois l’apprentissage mais également toutes les valeurs transmises : travail, rigueur, motivation, esprit d’équipe... C’est donc régulièrement qu’il revient, en toute simplicité, avec sa gentillesse et sa bonne humeur

Et avec Nicole Fagegaltier
Et avec Nicole Fagegaltier Emeline Delsaut (Studio End Naucelle) - Emeline Delsaut (Studio End Naucelle)

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