Aveyron : la ministre Frédérique Vidal veut "trouver des solutions qui préservent nos agriculteurs"

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  • Frédérique Vidal sera dans le Sud-Aveyron ce jeudi. Frédérique Vidal sera dans le Sud-Aveyron ce jeudi.
    Frédérique Vidal sera dans le Sud-Aveyron ce jeudi.
Publié le , mis à jour

Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation passe ce jeudi en Sud-Aveyron.

Vous débuterez votre visite en Aveyron ce jeudi sur la ferme expérimentale La Fage. L’élevage et l’agronomie seront des points que vous aborderez…

Absolument. Comme vous le savez probablement, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) travaille en lien très étroit avec le monde agricole pour trouver des solutions que ce soit de productivité pour le bio, des substituts sur les produits phytosanitaires… Et c’est la marque de fabrique, si je puis dire, de l’Inrae. D’ailleurs, le plan Cultiver et protéger autrement, porté par l’institut, mais qui permet justement de financer la recherche, a été coconstruit avec les agriculteurs en partant du principe qu’il fallait que l’on ait des solutions réalistes. Ceux qui seraient le mieux placés pour valider ces solutions sont ceux qui auront à les mettre en place. C’est l’objet de cette visite. En combinant les forces de deux instituts qu’étaient l’Inra d’une part et l’Irstea d’autre part, on a là une force de frappe en agronomie qui place la France dans les tout premiers pays en termes de recherche. Que ce soit sur les espèces, mais aussi sur tout ce qui est technologique et, notamment, en lien avec l’agence spatiale (Cnes). Cela permet de travailler, par exemple, à la mise en place de nouvelles techniques qui couplent les informations météo avec les instruments qui délivrent la bonne dose d’intrants au bon moment, d’éviter de mettre des engrais juste avant la pluie…

De la recherche, de l’innovation donc, mais aussi de l’agriculture et de l’écologie…

Oui. L’objectif est de trouver des solutions qui soient durables et qui préservent nos agriculteurs. On a besoin d’eux pour notre souveraineté alimentaire. C’est très important que l’on ait cet équilibre entre l’écologie et l’agriculture. J’ai coutume de dire que les agriculteurs sont bien sûr ceux qui sont le plus au contact avec la nature mais sont aussi les premières victimes souvent des produits chimiques. Il faut les embarquer avec nous.

Cette souveraineté, au moins alimentaire, est un mot qui sonne doux aux oreilles des Aveyronnais. Le président Macron, lundi soir, ne l’a pourtant pas employé préférant parler d’indépendance française…

C’est sans ambiguïté le projet qui est porté par le président et le ministre de l’Agriculture.

Vous venez également inaugurer deux campus connectés, à Saint-Affrique, puis à Millau. Leur but premier est-il d’offrir les études, la formation ou la qualification au milieu rural ?

Oui. En fait, mon objectif est que chaque jeune qui a envie d’accéder à l’enseignement supérieur puisse le faire. Pour ça, nous avons deux dispositifs en miroir. D’abord, l’aide à la mobilité des étudiants pour ceux qui quittent leur académie et veulent aller ailleurs. Puis ce que l’on sait aussi c’est qu’il y a des villes moyennes, des quartiers de métropole ou des zones rurales, où il y a une forme d’autocensure dans l’idée que l’on puisse faire des études supérieures liées parfois à des questions économiques ou parce que l’idée de partir est assez loin de ceux qui viennent de décrocher leur baccalauréat. Nous leur amenons de l’enseignement supérieur à proximité de manière à ce que tout le monde y ait accès. Le principe est une formation qui vient de toutes les universités de France, un accompagnement réalisé par l’université de proximité et, surtout, un accompagnement sur place avec des référents qui veillent à la motivation, à l’assiduité… des jeunes et des moins jeunes, puisque c’est aussi un moyen de reprendre ses études ou d’être diplômé. Cela permet de créer une vraie vie de mini-campus. Le projet a démarré il y a trois ans et nous avons terminé la troisième vague de labellisation. Carole Delga, présidente de la Région, y a cru immédiatement et c’est la raison pour laquelle c’est en Occitanie qu’il y a le plus de campus connectés.

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