Un festival qui fait vibrer les bastides de l'Aveyron depuis plus de 20 ans

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  • C’est souvent dans des "décors de rêve" que se déroulent les spectacles.	Archives Festival
    C’est souvent dans des "décors de rêve" que se déroulent les spectacles. Archives Festival
  • Renseignements sur  https://espaces-culturels.fr/festival-en-bastides-2021
    Renseignements sur https://espaces-culturels.fr/festival-en-bastides-2021
  • 2  AOÛTLa Bastide-l’Evêque (journée)et Saint-Salvadou (soirée)3  AOÛTRieupeyroux (journée et soirée)4  AOÛTNajac  (journée et soirée)5  AOÛTVilleneuve d’Aveyron et Sauveterre-de-Rouergue (journée), Villefranche-de-Rouergue (soirée)6-7 AOÛT  Villefranche-de-Rouergue  (journée et soirée)
    2 AOÛTLa Bastide-l’Evêque (journée)et Saint-Salvadou (soirée)3 AOÛTRieupeyroux (journée et soirée)4 AOÛTNajac (journée et soirée)5 AOÛTVilleneuve d’Aveyron et Sauveterre-de-Rouergue (journée), Villefranche-de-Rouergue (soirée)6-7 AOÛT Villefranche-de-Rouergue (journée et soirée)
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Il est conseillé de se rendre au local du Festival, au 5 rue de la République à Villefranche-de-Rouergue. En effet, il a été décidé de mettre en place un système de bracelet à conserver tout au long du festival. Se présenter au local munis de votre pass sanitaire attestant uniquement d’un schéma vaccinal complet ou d’un certificat de rétablissement et d’une pièce d’identité pour avoir ce bracelet. Vous éviterez ainsi les files d’attente avant chaque spectacle et cela participera au bon déroulement du Festival en bastides.

Toute cette première semaine du mois d’août, les vieilles pierres des bastides du Rouergue vont renvoyer avec éclats les rires des grands et des petits. Faire résonner aussi cette envie de jouer des artistes de rue. Jute récompense pour ces bénévoles des espaces culturels villefranchois qui depuis plus de 20 ans œuvrent avec passion et dévouement tels ces tailleurs de pierre qui ont construit cas remarquables bastides. Si c’est pour mieux les faire connaître que l’idée d’y inviter les spectacles vivants a émergé un jour, c’est pour les entendre à nouveau résonner des rires d’enfants que les organisateurs ont mis les bouchées doubles pour réussir cette 21e édition. A l’image de l’actuel président Francisco Gomez qui, ces derniers jours, a sillonné le festival d’Avignon et celui de Chalons, avant celui d’Aurillac dans quelques jours, pour faire son "marché" et penser, déjà, au festival de 2022.

"Ce festival, il en est amoureux", sourit Agathe Lebas, la seule permanente de l’association. "Il représente en tout cas beaucoup à ses yeux, et c’est la raison pour laquelle il tient à ce que l’accès au spectacle soit gratuit. Accessible à tous."

Justement, l’accessibilité, c’est bien ce qui, un peu à contrecœur, a obligé les organisateurs a déployer autant d’énergie qu’un acrobate sur un trapèze volant, avec la pandémie. "On a dû modifier certains sites, en réaménager d’autres afin de pouvoir contrôler les pass", explique Agathe Lebas. Le festival accueillant entre 300 et 700 spectateurs par spectacle.

Mais ce sacrifice-là, les bastides, après quelques années d’un doute parfois légitime au début de l’aventure, ne veulent plus s’en passer.

"700 personnes dans la bastide, mais c’est du jamais vu" s’est époustouflé un des édiles, lors du bilan du festival 2019 qui saluait les 20 ans de l’évènement.

Que ce soit dans la majestueuse bastide de Villefranche-de-Rouergue, au pied de la collégiale, dans la royale de Sauveterre-de-Rouergue, dans celle de Najac, à l’ombre de l’impressionnant fort, ou celle plus modeste de La Bastide-L’Évêque, ou encore la charmante de Villeneuve d’Aveyron, ou encore celle, plus discrète de Rieupeyroux, l’été ne peut plus se vivre sans le rire des familles. Le silence dans lequel ces bastides furent plongées dans l’été 2020 fut d’ailleurs une vraie souffrance. Les pierres n’avaient que la chaleur de l’été à renvoyer.

C’est dire si le coup d’envoi de ce festival, lundi 2 août, à La Bastide l’Evêque et Saint-Salvadou est attendu avec impatience. Durant la semaine, ce sont 38 spectacles produits par 26 compagnies qui rythmeront les journées et les soirées des bastides. Du bonheur.

Les bastides du Rouergue

C’est un chef-d’œuvre d’urbanisme. "Au Moyen Âge, c’est le mouvement urbanistique le plus important de toute l’Europe", résume Christophe Évrard, le spécialiste des Bastides du Rouergue. Bâties essentiellement dans le sud ouest, elles sont au nombre de six dans le département de l’Aveyron, qui marque la limite Est de cette étendue. Un département qui abrite,sans doute une des plus anciennes en tout cas celle qui connut le plus bel essor: Villefranche-de-Rouergue.

  • Entretien avec Francisco Gomes qui pilote ce Festival en bastides depuis plusieurs années et en gère la programmation.

Avez-vous imaginé ne pas pouvoir, cette année encore, monter ce Festival ?

Non pas du tout. Car les indicateurs étaient plutôt bons. Il n’y a que depuis une quinzaine de jours et la mise nn place du pass sanitaire que la situation est un peu plus confuse. Nous l’étions d’autant moins que tout se déroule en extérieur et que les conditions semblaient moins contraignantes en extérieur qu’en intérieur.

On imagine également que vous et votre équipe teniez également à faire revivre ce Festival…

Qui plus est parce que le monde associatif repose essentiellement sur des bénévoles. Moins il y a de manifestations organisées, plus il est difficile de trouver des collaborateurs. À moins de les payer…

Or, vous tenez à la gratuité de ce rendez-vous.

C’est même un de ses fondements. Il n’y a que deux spectacles payants sur les 38 qui sont programmés. On veut offrir aux gens, à tous les gens, la possibilité d’accéder à ces moments de bonheur. La culture s’adresse depuis trop longtemps à ceux qui en ont les moyens. Qui va à Avignon ? Qui va à Jazz in Marciac ?

Vous parlez de moments de bonheur…

Oui, bien sûr ! Car les compagnies de théâtre de rue sont les égales des compagnies professionnelles de théâtre. Il y a les mêmes exigences. C’est l’espace public qui va pouvoir leur permettre d’être inventifs et démesurés !

Avec des bastides offrant un cadre exceptionnel…

Un décor qui fait rêver les meilleurs metteurs en scène. Imaginez cette place de Villefranche-de-Rouergue, du XIVe siècle, avec ses arcades.

C’est un décor impossible à fabriquer !

Comment recrutez-vous les compagnies qui se produisent au Festival ?

Elles doivent nous avoir fait vibrer. Un membre de l’équipe ou moi-même l’avons déjà vu jouer au moins une fois. Puis nous avons plusieurs critères. Avec 80 000 euros de budget artistique, il faut savoir que nous rémunérons chacune d’entre elles, c’est aussi la raison pour laquelle nous avons des exigences. La première étant d’avoir été convaincu par le spectacle.

 

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Philippe Routhe
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