Quand Aveyron Culture joue les entremetteurs… sur scène

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  • Les artistes avaient vingt minutes pour faire la promotion de leur spectacle.
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  • Florence Vézy a orchestrécette journée.
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  • Quand Aveyron Culture joue les entremetteurs… sur scène
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Une dizaine de compagnies aveyronnaises et une gersoise ont pu présenter leur spectacle à une quarantaine de programmateurs locaux. Un rendez-vous précieux pour ces acteurs culturels.

C’est un rendez-vous attendu dans le monde du spectacle aveyronnais. Un peu comme la saison des vendanges, où l’on vient récolter le fruit de son travail, dans une forme de rituel, et au terme de laquelle on a un avant-goût de la cuvée qui va naître. Mardi dernier, dans les salles du Club, à Rodez, dix équipes artistiques aveyronnaises et une Gersoise ont passé la journée à "vendre" leur spectacle à une quarantaine de programmateurs culturels aveyronnais.

Ce rituel organisé pour la treizième année consécutive par Aveyron Culture jouit d’une forme d’unanimité. Complètement dans son élément, ce moteur culturel départemental met en relation toute la chaîne des acteurs culturels locaux. Les programmateurs, qu’ils soient issus de maisons des jeunes et de la culture, de théâtres, d’associations, d’offices de tourisme, de municipalités, de structures privées ne ratent pas ce rendez-vous qui leur sert le travail d’une dizaine de compagnies qu’ils ne pourraient en aucun cas rencontrer en restant chacun de leurs côtés. Et qui leur permet, en outre, d’échanger autour de toute cette richesse culturelle qui anime le territoire.

Sur scène, les artistes ont vingt minutes pour faire la promotion de leur création. "Certains ont un spectacle achevé à proposer, d’autres relatent la création sur laquelle ils travaillent et peuvent être en quête de résidence" explique Florence Vézy, d’Aveyron Culture, qui pilote plus particulièrement le registre du spectacle vivant. Au terme de cette journée, les programmateurs disposent en tout cas de toutes les informations nécessaires pour effectuer leur cueillette.

"C’est un rendez-vous qui se travaille", ne cache pas la metteur en scène de "L’île des chèvres", Corinne Andrieu, "car vingt minutes c’est court". De quoi souligner l’importance que peut revêtir une telle rencontre pour ces équipes artistiques en quête de visibilité. "Qui plus est dans un milieu rural où l’accès à la culture n’est pas toujours évident", souffle-t-on. Marc Dollat, le nouveau directeur de la MJC de Rodez, dans son costume de programmateur, n’a pas boudé son plaisir. L’occasion était trop belle en une journée de voir un bout de la création artistique aveyronnaise. "Des choses m’ont intéressé, je vais creuser un peu plus le sujet ", glisse-t-il.

Avec cette proposition, mis en place il y a plus de dix ans, donc, Aveyron Culture répond à une attente. "En tout cas, ça marche", sourit Pierre Videau, qui coordonne la structure. Si bien que ces prochains mois, si vous pouvez assister du côté de chez vous à "La dernière assemblée des animaux", de la Compagnie A travers la peau de l’autre (théâtre), à "L’île des chèvres", de la Compagnie Viavicis (théâtre), à "Luz de luna" de Clémentine Saintoul Colombres et Karim Canal (musique), à "Iphigénie" de La chaise et le grain de sable (théâtre), à "Par quoi je me sauve" de La brebis égarée (théâtre musical), à "Les dahuantes" de la compagnie Vaporium (arts de rue), à "Petit enfer" de la Compagnie Création Éphémère (théâtre), à "Récréations italiennes" d’Ensemble Parchemins (musique baroque), au "Merveilleux du désordre" de la Compagnie Point Fixe (cirque), à "Ikilu", de la Compagnie de l’Étincelle (musique dans théâtre), ou à "Béats bas" de la Compagnie La Manivelle (clown), c’est que ce spectacle aura tapé dans l’œil d’un programmateur local.

Mais cette dizaine d’équipes artistiques invitées à ces rencontres professionnelles n’était, mardi dernier, que la surface visible d’un véritable foisonnement. Surlignant l’importance que revêt ce type de rendez-vous. Un des comédiens de la compagnie éphémère, faisant référence à l’inconnu qui plane au-dessus de l’avenir d’Aveyron Culture, a d’ailleurs tenu à rappeler à l’issue de sa prestation. "On a besoin d’Aveyron culture" a-t-il tout simplement lâché aux programmateurs.

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