Carrefour Contact de Rodez : des experts procèdent au diagnostic des infiltrations

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  • Nabil M'Zouri a placé son entreprise sous protection de sauvegarde, espérant maintenir son activité et les emplois de ses 13 salariés.
    Nabil M'Zouri a placé son entreprise sous protection de sauvegarde, espérant maintenir son activité et les emplois de ses 13 salariés. José Antonio Torres - Centre Presse
Publié le

Le feuilleton du Carrefour Contact de l'Amphithéâtre, à Rodez,  se poursuit. Alors que l'enseigne est toujours fermée, la mairie de Rodez a mandaté des experts afin de diagnostiquer les infiltrations du toit. L'entreprise est placée sous procédure de sauvegarde. 

Par arrêté municipal, le parking du magasin Carrefour Contact est interdit au public, jusqu'au 12 novembre. Si l'arrêté en question ne précise pas l'objet exact de la fermeture du site, on sait aujourd’hui que ladite fermeture  a un rapport direct avec le litige opposant Nabil M'Zouri, l'exploitant de l'enseigne et la mairie, propriétaire des murs.

Suite à cette fermeture, la ville de Rodez a été condamnée (à titre provisoire) à poser un filet de sécurité, visant  à empêcher un effondrement du flocage. Pour rappel, c'est la chute de ce flocage (au plafond) qui a entraîné la fermeture de l'enseigne le 4 janvier dernier. Après l'effondrement de plusieurs autres morceaux de ces matériaux, servant également de coupe-feu, l'expert mandaté avait décidé de fermer le magasin pour des raisons évidentes de sécurité, à la fois pour le personnel et le public.

La vétusté de l'équipement en question ? 

 Si la mairie de Rodez  s'est conformée à la mise en place du filet de sécurité, suite  à l'ordonnance en référé en date du 20 mai, elle n'a pas réglé tous les désordres. La protection  ne peut en aucun cas empêcher les infiltrations d'eau qui se poursuivent. C'est pour cela que la Ville de Rodez, s'est vue également ordonner, par ce même jugement, "la pose sans délais d'une couverture ou de toute autre solution technique diligentée par le bailleur, destinée à protéger efficacement le magasin des infiltrations d'eau, à la rendre imperméable". Cette dernière opération devant mettre l'enseigne "hors d'eau" n'a pas été mise en place, pour l'instant.

En attendant, deux experts, de l'entreprise RAS (Réseau après sinistre), originaire du Var et de Rhône-Alpes, procèdent actuellement et jusqu'à jeudi, au diagnostic du toit du magasin (le parking en l'occurrence).  Les professionnels recherchent méticuleusement les points de filtrage pour en dresser une cartographie précise. Grâce à un humidimètre et une sonde à neutrons, ces professionnels (dont le matériel est placé sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire, l'ANS) devront rendre un rapport objectif aux différents partis. 

Dans cette affaire, l'infiltration est véritablement le nœud gordien. Par un courrier en date du 5 février, le maire de Rodez reconnaît d'ailleurs cette réalité. "En 2006, un diagnostic réalisé par des bureaux d'études indépendants a conclu à l'obligation d'effectuer une réfection complète de la couverture de la toiture", écrit Christian Teyssèdre. Paradoxalement,  la mairie de Rodez n'a  pas procédé  à ces travaux à ce moment-là, ni après, alors même que la collectivité se trouve responsable des murs et de leurs entretiens, en sa qualité de bailleurs. L'existence de ces filtrations datant de 2006 prive d'ailleurs Nabil M'Zouri de la prise en charge de sa perte d'exploitation et des marchandises invendues, sous motif que "les travaux de remise en état de la toiture fuyarde étaient prévus de longues dates et n'ont jamais été engagés, selon les informations recueillies" comme mentionné ans  l'exposé des litiges. 

La procédure judiciaire ne fait que commencer. Les travaux de sécurisation et de protection du toit prendront forcément du temps. Pour l'instant, l'entreprise est placée sous procédure de sauvegarde, depuis le 19 octobre. L'objectif d'une telle protection est de  permettre à Carrefour Contact de maintenir son activité économique, les emplois (13 au total)  et d'assurer l'apurement de ses dettes. "Je suis en train de tout perdre. Je n'ai aucun intérêt à m'autosaboter", confie le directeur de l'enseigne, qui dit se sentir  bien seul, dans cette affaire. 

Nous avons contacté la mairie qui n'a pas donné suite à nos sollicitations. 

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Les commentaires (1)
jaimerodez Il y a 2 mois Le 10/11/2021 à 10:02

Au printemps (2021) M. le maire expliquait sur une radio locale que des filets arrêteraient les infiltrations mais que le gérant n'était pas convaincu ce qui contrariait toute solution...
Depuis on en est là !