Rodez : trois ans ferme pour le principal accusé d'une affaire de stupéfiants à Decazeville

  • Le principal accusé reste en prison.
    Le principal accusé reste en prison. Centre Presse Centre Presse - José A. Torres
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L'audience de ce vendredi après-midi au tribunal judiciaire de Rodez a été consacrée exclusivement à une affaire de stupéfiants impliquant six prévenus, dont une femme. 

L'affaire jugée en comparution immédiate le 22 octobre dernier avait bénéficié d'un renvoi afin de permettre aux prévenus de préparer leur défense. Quatre d'entre eux comparaissaient libres pour répondre notamment, pour trois d'entre eux, des faits d'usage, de transport, de détention, d'offre ou de cession et acquisition de stupéfiants. Des faits commis en récidive pour la plupart d'entre eux. Quant au 4e mis en cause, à savoir le beau-père du grossiste,  il faisait juste office de nourrice en conservant parfois à son domicile la drogue et l'argent de son grossiste de beau-fils. 

Incarcéré depuis un mois, ce dernier considéré comme le principal accusé du dossier devait répondre des mêmes faits. Decazevillois d'origine portugaise, il  est âgé de 34 ans et père de 6 enfants. En revanche, si tous les prévenus reconnaissaient être des consommateurs réguliers d'héroïne et de cannabis, celui qui les fournissait en stupéfiant ne se droguait plus depuis plusieurs années. Un élément qui ne va pas plaider en sa faveur à l'heure du délibéré. Pour mémoire, l'affaire avait été révélée quelques mois plus tôt aux forces de l'ordre par une lettre anonyme révélant les agissements du principal mis en cause accusé de vendre d'importantes quantités de stupéfiants et de brasser de grosses sommes d'argent. De l'héroïne, du cannabis mais aussi de la cocaïne. D'une précision suisse, la lettre du corbeau répertoriait également tous les biens acquis grâce, soi-disant, à l'argent de la drogue : voitures, fourgon, télévision, parfums, etc.

Les écoutes rapidement mises en place par les gendarmes allaient très vite confirmer les déclarations écrites. Restait aux militaires à débusquer les clients du grossiste. Ce qui sera rapidement fait, encore une fois, grâce aux écoutes. Toutefois, s'il s'avérait très vite  que les quatre principaux clients du grossiste revendaient également la drogue, il était clair pour tout le monde  qu'ils le faisaient essentiellement pour financer leur propre consommation de drogue.

"Le dossier de la misère"

Un mois plus tôt, lors de la comparution immédiate, on apprenait que ce business tournait à plein régime depuis octobre 2017. Près de 5 ans durant lesquels des quantités astronomiques de drogues auraient été écoulées. Il était même question de plusieurs kilos d'héroïne, de cocaïne et de cannabis et plusieurs centaines de milliers d'euros en cash. Toutefois, la durée du business et les quantités de produits écoulés ont nettement été revues à la baisse par le principal accusé lors de l'audience de cet après-midi. Face au juge et à ses assesseurs, il va revenir sur les déclarations livrées lors de sa garde à vue en expliquant que les gendarmes avaient mal compris. "Cela faisait un an et demi que je vendais, mais pas 5 ans", a-t-il plaidé. Une déclaration si elle s'avérait juste qui changerait beaucoup de choses... Mais qui ne semble pas avoir été prise en compte par les juges. "C'est le dossier de la misère", a déclaré Mathilde Jayais, la représentante du ministère public qui n'a pourtant trouvé aucune circonstance atténuante pour aucun des prévenus, estimant qu'ils étaient "tous conscients de ce qu'ils faisaient". Elle a donc requis des peines de prison ferme pour 5 des 6 prévenus. "Ce n'est pas raisonnable", plaidera de son côté Mtre Galandrin le défenseur du cousin du principal accusé. "Mon client a toujours travaillé dur. Il vit chichement et n'a jamais caché qu'il était consommateur. Il n'a jamais été condamné pour des affaires de stup. Sa place n'est pas en prison."

Après avoir délibéré, les juges ont condamné le principal auteur des faits à 3 ans de prison et à la confiscation de certains biens acquis avec l'argent de la drogue. Également reconnu coupable, son cousin écope de 18 mois dont 8 avec sursis, ainsi qu'une obligation de soins. Les autres accusés  ont également été reconnus coupables.  Ils ont été condamnés à des peines de prison mais avec sursis.

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