Aveyron : le château de Combret et l’église Saint-Augustin classés monuments historiques

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  • Le château de Combret,  sur la commune de Nauviale,  a notamment été rénové  par le marquis de Valady.
    Le château de Combret, sur la commune de Nauviale, a notamment été rénové par le marquis de Valady.
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La commission du patrimoine vient d’inscrire au titre des monuments historiques ces deux bâtisses, à Nauviale et à Villefranche-de-Rouergue.

Le patrimoine aveyronnais continue de briller. Le département recèle de trésors. Et depuis cette semaine, deux nouveaux sites viennent de recevoir l’aval de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture (CRPA) d’Occitanie, et la validation de l’État, qui a validé deux nouvelles protections au titre des monuments historiques dans le département. La première a été accordée au château de Combret sur la commune de Nauviale. Sa haute silhouette occupe la partie nord du hameau de Combret, au sein d’un site préservé, implanté sur un coteau escarpé dominant la route menant de Marcillac à Conques et la vallée du Créneau. Le château médiéval a été transformé et agrandi par les propriétaires successifs. Il conserve des éléments de la fin du XIIIe siècle, notamment l’imposante tour seigneuriale de 18 mètres de haut, mais aussi des aménagements des XVIe et XVIIe siècles, témoins du mouvement de transformation des anciens manoirs en résidences de villégiature par les familles ruthénoises aisées. Ce château a fait l’objet d’une importante campagne de travaux, à la fin du XIXe siècle, par le marquis de Valady. La commission régionale du patrimoine et de l’architecture a décidé de classer les façades et toitures du logis, le grand salon et l’escalier rampe sur rampe, la grande tour avec la tour de l’escalier en vis, le mur de clôture avec le portail d’entrée et la petite porte, les murs de soubassement y compris les garde-corps à balustres et le sol de trois parcelles.

L’église Saint-Augustin de Villefranche également inscrite

À Villefranche-de-Rouergue, l’église Saint-Augustin à Villefranche de Rouergue vient également d’être inscrite en cette fin d’année. Faisant d’abord office de chapelle pour le couvent d’ermites, elle est implantée en bordure Sud-Est de la bastide créée en 1252. Le couvent a vraisemblablement été édifié à partir de 1488 à proximité de la rive droite de l’Aveyron avec l’édification d’une première chapelle. Les travaux de l’église actuelle débutent en 1520. L’église se compose d’une large nef à vaisseau unique à trois travées carrées, s’inspirant du gothique méridional. La nef est bordée de bas-côtés, abritant des chapelles communicantes qui constituent un compromis nouveau entre le plan à trois nefs et celui avec chapelles entre contreforts. L’ensemble est voûté d’ogives et est éclairé par six fenêtres hautes et des fenêtres plus larges dans les chapelles rendant l’église très lumineuse. Au XIXe siècle, l’église a fait l’objet de travaux. La première travée Nord a été modifiée avec l’aménagement de la façade occidentale en 1843 avec le percement d’un portail. La tribune a alors été reconstruite et surélevée. La flèche du clocher détruite en 1840 a été reconstruite en 1841 par les architectes diocésains Étienne Joseph Boissonnade et Jean-Baptiste Vanginot. L’église, propriété de la commune de Villefranche-de-Rouergue a été protégée en totalité en raison de la qualité de ses volumes intérieurs et des décors sculptés inspirés de la première Renaissance, notamment l’ensemble de la chapelle dite de la famille Pomayrols. Elle est actuellement désaffectée.

581 édifices et 92 sites sont classés

Avec l’inscription du château de Combret et de l’église Saint-Augustin, ce sont désormais 581 édifices qui sont à ce jour protégés à ce jour au titre des monuments historiques (classés ou inscrits) en Aveyron. À cette liste, s’ajoutent 92 sites classés ou inscrits et cinq sites patrimoniaux remarquables. La protection au titre des monuments historiques n’est pas un label mais une servitude d’utilité publique fondée sur l’intérêt patrimonial d’un bien, qui s’évalue en examinant un ensemble de critères historiques, artistiques, scientifiques et techniques. Les notions de rareté, d’exemplarité, d’authenticité et d’intégrité des biens sont notamment prises en compte.
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Les commentaires (1)
Funny Il y a 4 mois Le 27/12/2021 à 10:03

Le titre est faux : les deux nouveaux monuments historiques sont inscrits (décision prise à l'échelle régionale) et non classés (décision prise à l'échelle nationale, directement par le ministère de la culture). En cas de travaux, les subventions sur un édifice inscrit sont bien plus faibles que sur un édifice classé... Voilà pourquoi nombre de propriétaires de monuments inscrits, aimeraient qu'ils soient classés !!