Covid-19 : que sait-on du vaccin nasal français ?

  • Le vaccin serait administré via un spray.
    Le vaccin serait administré via un spray. Repro Centre Presse -
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À base de protéines, il s’adaptera aux variants. Une étude clinique est prévue cette année.

Le projet de vaccin nasal français contre le Covid-19 avance, ont annoncé l’Inrae et l’Université de Tours, jeudi. Il est porté par l’équipe de recherche BioMAP, dirigée par Isabelle Dimier-Poisson, cofondatrice de la start-up LoValTech, créée pour l’occasion.

Comment ça marche ?

À la place d’une injection intramusculaire, le vaccin est administré par un spray dans le nez. Il est à base de protéines. Il n’y a pas d’adjuvant.

Le vaccin, assure Isabelle Dimier Poisson, "déclenchera une immunité quels que soient les variants". Il s’agit, assure-t-elle, d’une "réponse immunitaire cellulaire", et pas seulement humorale (anticorps).

Où en est la recherche ?

Un brevet a été déposé il y a quatre mois. Jeudi, l’équipe a fait état des premiers résultats précliniques chez l’animal, contre le variant Delta. "L’étude a consisté à faire deux vaccinations espacées de trois semaines", indique Isabelle Dimier-Poisson, qui fait état de bons résultats : "Une protection assurée à 100 %, une transmission bloquée", assure la scientifique, qui y voit un intérêt majeur : le virus ne pourrait plus se répliquer.

Une étude contre Omicron se poursuit. Une publication est en cours de rédaction.
Depuis le début de l’aventure, au printemps 2020, le ministère de la Recherche a soutenu le projet à hauteur de 1,5 M€, et l’ANRS, l’agence nationale de recherche sur les maladies infectieuses émergentes, a donné 900 000 €. Les collectivités se mobilisent.
Mais il faut 30 à 35 M€ pour mener à bien les deux premières phases cliniques, et 150 à 300 M€ jusqu’à la phase 3. La phase 1 "sera lancée avant la fin de l’année", assure Patrick Barillot, président et cofondateur de LoValTech.

Une mise sur le marché est espérée fin 2023-début 2024. Le vaccin serait adapté aux enfants, "on espère le mettre à disposition des pays émergents", annonce Patrick Barillot.

Sophie Guiraud
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Les commentaires (1)
Altair12 Il y a 5 mois Le 21/01/2022 à 10:11

Espérons que le gouvernement ne laissera pas partir ces cerveaux comme il l'a fait par le passé ! ! !