Des médecins salariés par la Région à Livinhac-le-Haut et Saint-Santin

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  • Stéphane Bérard et Pascal Mazet, conseillers régionaux.
    Stéphane Bérard et Pascal Mazet, conseillers régionaux. BHSP
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Le programme va favoriser la venue de médecins salariés dans les territoires ruraux de Decazeville communauté qui en manquent cruellement ainsi que la création de maisons de santé pour que chacun puisse avoir accès aux soins près de chez lui.

Le 17 juin dernier, a officiellement été lancé par la Région Occitanie le GIP (Groupement d’intérêt public).

"Le dispositif ma santé ma région est un service public de la médecine qui s’appuie sur deux objectifs forts : la santé au quart d’heure (trouver un professionnel de santé à un quart d’heure maximum de trajet) et le recrutement de 200 médecins salariés par le GIP et mis à disposition sur les territoires, en Occitanie sur le mandat dont 40 dès 2022 ; et la création d’une dizaine de centres de santé par an", indiquent Pascal Mazet et Stéphane Bérard, conseillers régionaux.

"Il s’agit d’un dispositif permettant d’embaucher des médecins, des sages-femmes, des kinésithérapeutes voire des dentistes au sein de centres de santé créés par le GIP", précise Pascal Mazet, membre du conseil d’administration du GIP Occitanie, avec Carole Delga (présidente de la région Occitanie) et Vincent Bounes (vice-président en charge de la santé).

Actuellement, 23 dossiers ont été retenus en Occitanie dont un en Aveyron : celui de Livinhac-le-Haut et Saint-Santin.

"Cette candidature est en cours d’examen et devrait aboutir dans six à huit mois. Le dossier possède de nombreux atouts afin d’accueillir 3 médecins et leurs familles. C’est un atout pour le territoire, d’autant plus que ces médecins pourront s’ils le souhaitent travailler également à l’hôpital de Decazeville selon un temps déterminé. L’arrivée de leur famille confortera les services du territoire", ajoute Stéphane Bérard.

Pascal Mazet souligne : " Le Bassin vient de passer en zone prioritaire en raison d’un manque de médecins : sur les dix dernières années, plus de 15 médecins ont arrêté d’exercer".

"Une complémentarité"

N’y a-t-il pas un risque de concurrence avec les maisons de santé (Decazeville et Aubin) et les centres de santé Filiéris (Decazeville et Firmi) existants, dans la recherche et le recrutement de médecins, ainsi que l’offre de santé pour la population ?

"Concernant le besoin à la population, le GIP ne créera jamais un centre de santé là où il n’y a pas de besoin. Le centre de santé de Livinhac et de Saint-Santin (une seule entité mais avec deux structures, l’une basée à Livinhac et l’autre à Saint-Santin) confortera l’offre de soin pour la vallée du Lot et soulagera les maisons de santé existantes et Filiéris.

Ce n’est pas une concurrence médecine libérale contre médecine salariée, mais une réellement une complémentarité, pour retrouver une offre de soins sur nos territoires", précisent les conseillers régionaux.

Comment va s’inscrire le GIP dans le futur contrat local de santé ?

"Le GIP suite à l’appel à manifestation d’intérêt pour lutter contre la désertification médicale (une cinquantaine de collectivités, intercommunalités ou communes ont répondu en Occitanie) répond aux besoins de la vallée du Lot dans l’offre de soin. Et travaille au recrutement de professionnels de santé sur les territoires identifiés en désertification médicale. Un travail efficace entre le futur coordinateur du contrat local de santé, et le centre de santé de la vallée du Lot sera un atout pour l’offre du territoire. Créer des centres santé pour répondre aux besoins des populations était une mesure phare durant la campagne des régionales. C’était une priorité de la présidente Delga. Aujourd’hui, les actes sont là", concluent Pascal Mazet et Stéphane Bérard.

Michèle Couderc (maire de Saint-Santin) et Roland Joffre (maire de Livinhac-le-Haut) se félicitent de ce dispositif et soulignent le travail en commun réalisé pour aboutir à la création du centre de santé de Livinhac / Saint-Santin : "Nous sommes contents que cela aboutisse ; notre territoire en a besoin. 5 généralistes sont partis en 2018 et beaucoup de nos habitants n’ont pas de médecins traitants. En octobre j’avais vu l’appel à projet de la région. Cela m’intéressait fortement d’autant plus que Saint-Santin a été lauréate pour une structure de vie pour personnes dépendantes pour laquelle on nous demande des dispositifs au niveau des médecins. Nous nous sommes associés avec Livinhac pour répondre à l’appel à projet car Saint-Santin était une commune trop petite seule. Nous avons bien travaillé ensemble", indique Michèle Couderc. Roland Joffre précise pour sa part : "Les démarches et les dossiers ont été montés ensemble. Depuis des années on cherche à recruter des médecins. On est contents de voir que grâce à la Région, on peut avoir l’espoir de voir arriver trois docteurs sur notre territoire et surtout la vallée du Lot. On espère un aboutissement rapide pour amener une certaine sécurité à nos concitoyens ; Chaque commune fait de gros efforts pour les accueillir, avec des prises en charge de locaux.

M. Couderc et R. Joffre : "Un travail commun fructueux"

Michèle Couderc (maire de Saint-Santin) et Roland Joffre (maire de Livinhac-le-Haut) se félicitent de ce dispositif et soulignent le travail en commun réalisé pour aboutir à la création du centre de santé de Livinhac / Saint-Santin : "Nous sommes contents que cela aboutisse ; notre territoire en a besoin. 5 généralistes sont partis en 2018 et beaucoup de nos habitants n’ont pas de médecins traitants. En octobre j’avais vu l’appel à projet de la région. Cela m’intéressait fortement d’autant plus que Saint-Santin a été lauréate pour une structure de vie pour personnes dépendantes pour laquelle on nous demande des dispositifs au niveau des médecins. Nous nous sommes associés avec Livinhac pour répondre à l’appel à projet car Saint-Santin était une commune trop petite seule. Nous avons bien travaillé ensemble", indique Michèle Couderc. Roland Joffre précise pour sa part : "Les démarches et les dossiers ont été montés ensemble. Depuis des années on cherche à recruter des médecins. On est contents de voir que grâce à la Région, on peut avoir l’espoir de voir arriver trois docteurs sur notre territoire et surtout la vallée du Lot. On espère un aboutissement rapide pour amener une certaine sécurité à nos concitoyens ; Chaque commune fait de gros efforts pour les accueillir, avec des prises en charge de locaux"..
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