Aveyron : de la nécessité de ramoner pour protéger le foyer… et le père Noël !

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  • Une cheminée bien ramonée fonctionne mieux et pollue moins.
    Une cheminée bien ramonée fonctionne mieux et pollue moins. Illustration
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Le ramonage des conduits de fumée est important, notamment en cette période de fêtes, et pas uniquement pour que le père Noël puisse livrer les cadeaux à temps…

Le jour de Noël, un petit détail revêt une importance capitale pour que les enfants puissent avoir leurs cadeaux dimanche matin. La cheminée par laquelle passera le père Noël est-elle bien ramonée ? Pour le savoir, voici quelques informations pratiques concernant l’entretien des conduits de fumée. Ces derniers rassemblent les poêles à granulés ou à bois, les inserts, les cheminées, les chaudières ainsi que les cuisinières et fours à bois.

Gérant depuis 2008 de la société Clean Ramonage basée à Olemps, Yohan Mazars explique que le ramonage de conduits de fumée "est important pour la sécurité des gens car à partir du moment où on chauffe avec du bois, de la suie et du goudron se déposent dans les conduits et cette matière qui s’accumule est inflammable". Sur son site internet, l’entreprise des Ramoneurs Aveyronnais située à Onet-le-Château précise "que le ramonage permet d’éliminer la suie et tous les dépôts à l’intérieur des conduits d’évacuation (bistre, calcin, goudron, nids…), ainsi que dans les corps de chauffe".

Risques multiples

Lorsque le conduit est trop chargé en raison des épaisseurs, l’évacuation des fumées ne peut pas se faire correctement ce qui peut générer des risques d’intoxication au monoxyde de carbone et des incendies. En outre, plus un conduit de fumée sera mal entretenu et encrassé, plus le nombre de particules (hydrocarbures, particules fines…) rejetées sera important générant une pollution beaucoup plus forte.

L’entreprise aveyronnaise indique "pour toutes les installations, la réglementation prévoit un ramonage de conduits de fumée une à deux fois par an. Un arrêté préfectoral dans chaque département la régule". Yohan Mazars confie qu’il "est conseillé de le faire à mi-saison de chauffe entre janvier et février et en fin de saison en juin, juillet". Afin de limiter l’encrassement des appareils, le fondateur des Ramoneurs Aveyronnais, Anthony Alarys préconise notamment de "choisir un bois de qualité". Un certificat de ramonage, reconnu par les compagnies d’assurances, doit être obligatoirement livré aux clients.

Dans un contexte de pénurie de bois en raison d’une forte demande, Yohan Mazars confie que "cette année, on fait une année record avec de vieux clients qui réutilisent du bois et leur cheminée pour se chauffer". Concrètement, son entreprise a gagné "1 500 nouveaux clients en 2022 contre 800 en 2021".

Des pompiers vigilants

Chef du centre de secours principal de Rodez, le Capitaine Jean-Luc Auguste confie que même si les pompiers interviennent beaucoup moins sur ce type d’incendie, ces derniers sont "très vigilants sur les risques de feux de cheminées ou on peut atteindre des températures allant de 800 à 1 000°. Il faut vraiment être sûr qu’il n’y a plus rien une fois qu’on a fini en utilisant une caméra thermique ou un miroir".

Il précise qu’en 2021, sur le centre de secours près de Rodez, il y a eu "64 départs de feux de cheminées dont 23 sur le secteur d’intervention de Rodez et 41 où les pompiers sont partis en renfort avec une échelle ou une caméra thermique".

Cette année, "47 départs de feux de cheminées" ont été comptabilisés dont "18 sur le secteur de premier appel de Rodez et 29 en renforts à la caméra thermique ou avec un moyen supplémentaire pour lever le doute".

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Timothée Croisan
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