Aveyron : Pascal Tafforet ramène ses huîtres d'Oléron sur le marché de Rodez depuis plus de dix ans

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  • Habitant en Charente-Maritime, Pascal Tafforet, accompagné de sa femme Valérie, est présent sur le marché de Rodez tous les samedi depuis 2011.
    Habitant en Charente-Maritime, Pascal Tafforet, accompagné de sa femme Valérie, est présent sur le marché de Rodez tous les samedi depuis 2011. Timothée Croisan-Cécina
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Hormis des huîtres de toutes les tailles, le quinquagénaire qui vient de Charente-Maritime, propose tous les samedis sur le marché de Rodez, des bulots, des langoustines ou encore des crevettes mais aussi du pinot de Charente.

C'est un bonnet multicolore qui ne passe pas inaperçue sur le marché de Rodez tout comme celui qui le porte. Présent depuis plus de dix ans, rue de Terral, juste devant la porte nord de la cathédrale Notre-Dame de l'Assemption, Pascal Tafforet est ostréiculteur. Vivant à Bourcefranc-le-Chapus, en Charente-Maritime, ce producteur revendeur a repris en 2011 l'emplacement d'un autre ostréiculteur de l'île d'Oléron présent depuis 25 ans sur le marché.

500 kilomètres aller et retour

Et depuis dix ans, le quinquagénaire part "le jeudi à 5 heures du matin d'Oléron en fourgon" et arrive d'abord à Olemps pour le marché qui débute à 15 heures. Le vendredi matin, il se rend à celui d'Espallion et il termine à Rodez, le samedi matin en installant son stand de 6 heures à midi. Pascal profite également de son passage hebdomadaire dans la région pour "livrer des restaurants de Rodez". Au total, l'ostréiculteur d'Oléron parcours "500 kilomètres aller et retour. C'est comme si j'allais à Paris" plaisante-t-il. 

Seul vendeur d'huîtres sur le marché de Rodez, Pascal Tafforet reconnaît que cette situation est "avantageuse au niveau des prix". Ce dernier "apprécie l'ambiance globale du marché. J'aime le contact avec les clients, leur parler de mes produits  et avec les collègues, il n'y a pas de soucis". Des collègues avec lesquels il va prendre son café après être arrivé à Rodez vers "6 h-6 h15". 

"On est des paysans de la mer"

 À 57 ans, Pascal Tafforet est la "troisième génération d'ostréiculteurs de ma famille. L'entreprise Tafforet existe depuis 70 ans à Olérons. J'aime la mer et les bateaux sur lesquels je suis depuis tout petit. Ça été naturel pour moi de reprendre l'entreprise familiale". Une entreprise qu'il reprend en 1988 à 23 ans. Et pour aborder les fêtes de fin d'année, Pascal peut compter, pour la première fois, sur l'aide de sa femme Valérie. À 55 ans, elle est également la troisième génération d'ostréiculteurs de sa famille à Oléron. Cette dernière qui a terminé de faire les marchés à Bordeaux fin septembre estime qu'avec son mari "on est des paysans de la mer". Des paysans marins qui font de l'exploitation de naissains, les bébés huîtres "aussi gros qu'une tête d'aiguille à leurs débuts. On s'occupe d'eux, de la naissance à la vente" confie Pascal. 

Sur son stand, l'ostréiculteur propose "toutes les tailles d'huîtres, de la n°1 à 5" mais aussi des bulots, des crevettes, des langoustines, du pinot des Charentes d'Oléron, du vin blanc et de la soupe de poisson. Et à l'approche des fêtes, le couple est "confiant. Ils annoncent du beau temps et les fêtes tombent les week-ends du coup c'est parfait". Pour l'occasion, Pascal va passer "d'un camion de 8 à 12 m3. On va écouler environ quatre tonnes sur les fêtes de fin d'année" estime le quinquagénaire. 

Une fois la période des fêtes passée, Pascal Tafforet continue d'être présent sur le marché ruthénois "jusqu'à fin avril. Dès que les asperges arrivent, je ne vends plus d'huîtres". Après 37 ans dans la profession, 25 pour sa femme, Pascal et Valérie se laissent trois ans pour essayer de vendre leur entreprise car leurs enfants ne souhaitent pas prendre la suite à cause "des contraintes de travail". 

Pour sa future retraite, le couple prévoit de rester à Oléron pour profiter "du sel de la mer, de ses embruns et du Fort Boyard". 

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Timothée Croisan-Cécina
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