Service gagnant de la Nord-Aveyronnaise Vanina Joulin-Batejat avec RéussirUSA, en Amérique du Nord

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  • Vanina Joulin-Batejat est née à Paris mais originaire de Saint-Amans-des-Côts. Vanina Joulin-Batejat est née à Paris mais originaire de Saint-Amans-des-Côts.
    Vanina Joulin-Batejat est née à Paris mais originaire de Saint-Amans-des-Côts. - Reproduction L'Aveyronnais
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Propos recueillis par Rui Dos Santos

Originaire, par son père, de Saint-Amans-des-Côts, installée, depuis fin 2015, à San Diego, après huit ans en Caroline du Nord, elle a créé cette société afin d’assister les entreprises françaises et européennes à s’implanter en Amérique du Nord... Avec succès.

Si elle est née à Paris, dans le 15e arrondissement, le 20 juin 1969, les racines de Vanina Batejat, devenue Joulin en 2005, ont puisé leurs forces à Saint-Amans-des-Côts, terre d’origine de son père Raymond. Ses parents, Camille Batejat et Julie de Santi, étaient installés là, sur le plateau de la Viadène, et il était un des six enfants, uniquement des garçons d’ailleurs. Après avoir beaucoup voyagé, en France et, surtout, en Amérique du Nord, la jeune quinquagénaire vit à San Diego depuis fin 2015. C’est là, au sud de Los Angeles, en Californie, qu’elle vient de vendre sa société, RéussirUSA, créée en 2008 et dont la vocation était d’assister les entreprises francophones et européennes pour s’implanter aux Etats-Unis et au Canada.

Quelles ont été les grandes étapes de votre formation ?

J’ai grandi, en grande partie, en Seine-et-Marne (77), puis à Paris (des études au collège Saint-Michel-de-Picpus) et, enfin, à Montpellier, avant de partir à Nice pour le travail. Après une expérience au Colorado (avec un visa H-1B), je suis rentrée à Paris, avant de retraverser l’Atlantique, me posant à Montréal en tant que directrice juridique. J’ai occupé ces mêmes fonctions à nouveau à Nice dans une entreprise de compléments alimentaires. J’ai ensuite déménagé en Caroline du Nord en 2007, où j’ai donc donné naissance à RéussirUSA un an plus tard, avant de m’installer à San Diego voilà sept ans.

Pourquoi les Etats-Unis ?

Les USA ont toujours été un pays qui m’a attiré. Je suis venue une première fois en 2000 pour trois mois mais, deux jours après mon arrivée, on m’a proposé un job d’international legal counsel/sales contractor (NDLR : conseiller juridique international/ entrepreneur commercial) au Colorado, à côté de Denver. J’ai mis près d’un an à obtenir mon visa. Puis, la société a fait faillite après le krach boursier de 2000-2001. Après un crochet par l’Hexagone, je suis repartie pour monter une usine de gaufres au Canada, près de Montréal. J’ai rencontré mon futur mari français et, de surcroît, même si j’ai adoré les gens là-bas, qui sont incroyablement gentils et solidaires, j’ai eu du mal avec le climat. Je suis rentrée en France mais j’avais toujours les USA dans la tête. Avec mon mari, nous avions envie de tenter les États-Unis. Nous avons gagné la carte verte... à la loterie !

À quoi sert précisément RéussirUSA ?

C’est une société de consulting destinée à aider les entreprises francophones et américaines à se développer et à exporter aux États-Unis et au Canada. Le succès est venu rapidement. Mon expertise internationale et globale couvre différents secteurs, dont la parapharmacie, les services, la cosmétique et les biens de consommation (juridique, ressources humaines).

Ce large spectre vous a également ouvert d’autres portes...

Bilingue et binationale depuis 2008, j’ai aussi proposé des formations interculturelles aux dirigeants américains et/ou français de multinationales qui souhaitent s’expatrier en France ou aux États-Unis. Ces formations se concentrent sur la culture du nouveau pays, ses habitants, leurs valeurs, la vie quotidienne et la culture d’entreprise, le management dans le pays visé.

Que faites-vous désormais ?

Je suis en train d’écrire deux livres. Le premier, sur mon expérience, m’a été demandé par la société d’édition Réussir aux États-Unis. Le deuxième, semi-fictionnel se basant sur des faits réels, est sur le thème des droits de l’homme. J’ai des contacts avec un éditeur mais rien de confirmé. De toute façon, je suis concentrée sur l’écriture de cet ouvrage.

Quels liens entretenez-vous aujourd’hui avec l’Aveyron ?

L’Aveyron a toujours été dans mon cœur. C’est le pays de mon grand-père Camille Batejat qui m’a si bien accompagnée quand j’étais petite. J’ai appris à lire grâce à ses cartes postales qu’il m’écrivait chaque jour lorsque j’avais quatre ans et que je ne pouvais pas aller à l’école car je m’étais cassé tibia et péroné.

Vous y revenez toujours ?

Je continue de retourner régulièrement en Aveyron quand je rentre en France pendant l’été. Ce sont mes racines et je souhaite les transmettre à mes enfants. C’est aussi Raymond, mon papa, qui a toujours parlé de l’Aveyron avec amour. Il est décédé à l’âge de 97 ans en janvier dernier. Lorsque j’habitais à Montpellier, et plus particulièrement à Béziers, j’allais très souvent au pays. C’est un refuge où vous trouvez encore des gens authentiques, prêts à vous faire manger comme quatre. Je me rappelle un restaurant où on ne payait que quelques euros le repas et nous avions entrée, aligot, viande ou poisson, fromage et dessert. C’est unique !

Qu’avez-vous d’aveyronnais ?

Je pense que mes racines aveyronnaises m’ont permis d’avancer avec un côté terrien et de mieux appréhender les embûches, les difficultés qui se sont présentées. Quant au côté corse, il m’a porté vers le voyage. L’addition des deux a été un fort soutien à mes rêves et m’a donné la persévérance pour continuer.

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Les commentaires (1)
Vaninab33 Il y a 1 mois Le 13/04/2023 à 05:47

Un grand merci Rui pour cet article.
Vanina