Justice

Saint-Eulalie-de-Cernon : l'agitateur et son voisin au tribunal

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    Saint-Eulalie-de-Cernon : l'agitateur et son voisin au tribunal Illustration José A. Torres / Illustration José A. Torres
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Correctionnel. C'est une affaire qui avait secoué la paisible cité templière en juillet 2013 qui a été jugée hier au tribunal correctionnel. À la barre des prévenus, sept hommes, âgés de 22 à 66 ans, devant répondre de violences en réunion.

Hier, une affaire qui avait quelque peu secoué la paisible cité templière de Sainte-Eulalie-de-Cernon a été jugée par le tribunal correctionnel de Rodez. À la barre des prévenus, sept hommes, âgés de 22 à 66 ans, devant répondre de violences en réunion. Des faits commis en juillet 2013. Et une victime. Absente. Elle erre actuellement du côté des Antilles. Mais il fut beaucoup question de cette dernière, durant les débats. Car quand, en perte totale de repère, elle a débarqué dans la cité du Larzac, elle a quelque peu secoué la quiétude de la cité.

"On voulait lui faire peur"

Le 14 juillet de cette année-là, ivre, elle s’en était prise à des voitures et avait caillassé une habitation. Dans le village, de quelque 240 âmes à peine, on ne parlait évidemment que de çà. Le 18 juillet, l’individu faisait à nouveau parler de lui pour une histoire de code wifi. Les gendarmes de La Cavalerie avaient alors débarqué, mais tout était rentré dans l’ordre. Sauf que, quelques heures plus tard, il s’en prenait à sa voisine en termes peu amènes. Cette dernière, effrayée, avait appelé son mari à la rescousse. Lui-même, paniqué à l’idée d’avoir à faire à ce voisin "plutôt costaud" a appelé les gendarmes, ainsi que son frère et des amis à la rescousse.

"On voulait lui faire peur. Je voulais qu’il sorte de chez lui. Pour qu’il arrête tout ça." Mais, les gendarmes ne venant pas, toute la troupe est finalement entrée dans la maison. S’en est suivie une "bousculade" de quelques secondes. Sans blessures. À la suite de cette altercation, les sept amis ont été entendus par les gendarmes et convoqués devant les juges. Hier, tout comme leurs avocats, ils ont expliqué leurs démarches et surtout "l’inquiétude qui se lisait sur le visage de notre ami et son épouse."

Pour le procureur Wolff, "on n’en arrive pas par hasard à cette situation, mais pénétrer chez quelqu’un sans y être invité est un motif constitutif de violences". Il a requis 15 00 euros d’amendes avec sursis, "sûr qu’il n’entendrait plus parler de ces sept prévenus." D’autant que le village a retrouvé toute sa sérénité. Le tribunal a suivi ces réquisitions.

Philippe Routhe
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