Faits divers

Assises de l'Aveyron : «C’était comme dans un film, dans un cauchemar»

  • L’entrée de l’immeuble millavois, au lendemain du drame.
    L’entrée de l’immeuble millavois, au lendemain du drame. Eva Tissot / Eva Tissot
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Cour d’assises. Mercredi, au cours du procès de la tuerie de Millau, les personnes présentes sur les lieux du crime, le 8 mai 2010, sont revenues sur les quelques minutes qui ont coûté la vie à Jean-Ronald d’Haïty.

"Ça a frappé à la porte. J’ai ouvert". Hier au tribunal, les témoins au procès de Jean-Ronald d'Haïty, tué le 8 mai 2010 d'un coup de couteau en plein cœur, se sont succédé à la barre. Les débats sont longs, une nouvelle fois laborieux.

"J’ai vu Jean-Ronald dans un bain de sang"

Présent ce soir-là dans l'appartement, au 5 de la place Foch, en compagnie de Rodolphe Charles, de Jean-Ronald, d'un autre ami et d'une jeune femme, Johnny Jean-Fort (partie civile) raconte le drame. "Ça a frappé à la porte. J’ai ouvert", commence-t-il, sur les nerfs. À la vue des assaillants massés sur le palier (une quinzaine selon plusieurs témoins ayant croisé le groupe dans la rue, cagoulé et armé), il la referme. "Je n’arrivais pas à la retenir. Ils l’ont défoncée; ils étaient trop nombreux".

Il poursuit son récit sans la moindre pause: "Avec la peur et la panique, j’ai sauté par la fenêtre. J’ai voulu sauver ma vie". Rappelant que deux de ses amis ont fait de même, il lance d’une voix forte : "C’était comme si j’étais dans un film, dans un cauchemar". Ce mauvais rêve se poursuit lorsqu’il retourne finalement dans l’appartement. "J’ai vu Jean-Ronald dans un bain de sang", dit-il à la cour. "J’ai pété les plombs. Et les flics m’ont embarqué!"

"J’ai tout lâché et j’ai sauté moi aussi"

Également présent, Rodolphe Charles ne peut cacher sa tristesse. Il explique avoir aidé Johnny à retenir la porte d’entrée. Lorsque celle-ci a cédé, ce dernier s’est donc enfui. "Je pensais que Jean-Ronald ferait pareil. Je suis rentré dans la chambre et j’ai bloqué la porte avec une barre. Mon amie a sauté par la fenêtre. J’ai tout lâché et j’ai sauté moi aussi", témoigne-t-il. "Dans la rue j'ai couru jusqu’à ce que n’en puisse plus. Je suis monté sur une voiture. Ils m’ont rattrapé". Ensuite, les coups pleuvent sur lui. "Je me revois en train de me protéger (...) Je me suis réveillé à l’hôpital. Là, j’ai appris que Jean-Ronald était décédé".

C.L.
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