Grèce: le gouvernement approuve la privatisation de 14 aéroports

  • L'aéroport de Thessalonique, le 16 février 2015, au nord de la Grèce
    L'aéroport de Thessalonique, le 16 février 2015, au nord de la Grèce AFP/Archives - Sakis Mitrolidis
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Centre Presse Aveyron

Le gouvernement grec a approuvé la concession des 14 aéroports régionaux du pays au consortium allemand Fraport-Slentel pour 1,23 milliard d'euros, dans un décret publiée mardi au Journal officiel.

La cession de la gestion des aéroports à l'entreprise allemande pour une durée de quarante à cinquante ans, qui avait été approuvée par le précédent gouvernement, avait été gelée après l'élection en janvier dernier du Premier ministre de gauche radicale Alexis Tsipras.

En juillet, l'agence des privatisations grecques, Taiped, a republié l'appel d'offres en demandant que le consortium soit de nouveau désigné, et la transaction finalisée.

Le décret publié mardi dans le journal officiel indique que le gouvernement grec "approuve" la décision du Taiped. Le décret est signé par le vice-Premier ministre Yannis Dragasakis, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, le ministre de l'Economie Georges Stathakis et le ministre de l'Energie et du développement productif Panos Skourletis.

En novembre 2014, avant l'arrivée de M. Tsipras au pouvoir, l'entreprise allemande avait remporté l'appel d'offres lancée par le Taiped pour 1,23 milliard d'euros assortis d'un loyer de 22,9 millions d'euros que le consortium devra payer chaque année à l'Etat grec.

Fraport s'était alors félicité dans un communiqué d'avoir remporté "l'offre de privatisation" de ces aéroports, et d'en devenir "le nouveau propriétaire".

Il s'agit notamment des aéroports de lieux très actifs ou touristiques comme Thessalonique, Corfou, Rhodes, Kos ou encore Santorin.

C'est la première privatisation du gouvernement Syriza. Elle fait partie de l'accord avec les créanciers du pays voté le 14 août par le Parlement grec.

Les créanciers exigent la création d'un fonds de privatisation de 50 milliards d'euros - ports, aéroports, chemins de fer sont notamment concernés - qui sera géré par Athènes mais supervisé par les institutions internationales.

L'aile gauche du Syriza, critique depuis le vote de cet accord qui comprend de nombreuses mesures d'austérité, en échange de 86 milliards d'aide, a immédiatement réagi mardi sur son site à cette décision.

"C'est la première action du mémorandum (plan d'aide) en vue d'une vente générale de la Grèce", dénonce dans un article le site de la plateforme de gauche.

Source : AFP

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