Régionales en Midi-Languedoc : ce que révèle notre sondage

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Régionales. À 7 semaines du scrutin (6 et 13 décembre), l’Ifop place de nouveau la liste Front national, menée par Louis Aliot, en tête des intentions de vote au premier tour. Mais la gauche dans sa globalité résiste au second.

À 7 semaines du scrutin (6 et 13 décembre), l’Ifop place de nouveau la liste Front national, menée par Louis Aliot, en tête des intentions de vote au premier tour. Mais la gauche dans sa globalité résiste au second.

Régionales en Midi-Languedoc : ce que révèle notre sondage
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  • Le FN toujours en tête 

La première enquête réalisée par l’Ifop début juillet (lire ci-dessous) pour Centre Presse, MidiLibre, L’Indépendant et La Dépêche du Midi avait annoncé la couleur. Le nouvel attelage Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon n’échappe pas aux griffes du Front national. La livrée de cette mi-octobre donne peu ou prou la même version. Pour ce scrutin, la nouveauté est de taille: de 11% au premier tour en 2010, les projections de vote FN passeraient à 28% le 6 décembre prochain! Ce sont les moins de 35ans (36%), à un degré moindre les tranches d’âges intermédiaires, qui fournissent le gros des troupes du vote frontiste. Si la campagne reste à faire, il est clair que l’actualité (migrants, crise au Moyen-Orient...) «boostent la dynamique frontiste», selon Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies à l’Ifop. «D’autant que sur ce scrutin, on le mesure un peu partout, les Français ne sont pas vraiment dans le match.»

  • La gauche unie reste gagnante 

Si le FN caracole en tête, c’est évidemment parce que la gauche part en ordre dispersé. C’est encore plus vrai sur ce scrutin ou pas moins de six listes de gauche, extrême gauche ou apparentées, tentent l’aventure. Le socle, lui, est bien présent et l’hypothèse d’un rassemblement au 2e tour confère aux représentants désignés des forces de gauche, incarné par le PS et le PRG, les réserves nécessaires pour conserver les manettes. Il faudra, toutefois, créer une dynamique.

  • Le sprint de Saurel

Crédité de 8% des intentions de vote, Philippe Saurel et sa démarche «citoyenne» marque le pas puisqu’il perd un point par rapport à juillet, et s’éloigne de fait un peu plus de la barre des 10% des suffrages exprimés qui lui permettraient de se maintenir au 2etour, à tout le moins de faire entendre sa voix à l’heure des négociations. La taille de la nouvelle entité pénalise assurément l’actuel maire de Montpellier, qui va mettre à profit ce qu’il reste de la campagne pour trouver des points d’appui, notamment en Midi-Pyrénées. En Aveyron on le sait, ce sera dans le sillage du conseiller régional sortant, Régis Cailhol.

  • L’autre «responsabilité historique»

À la lumière de ce sondage, la seule liste en position de se maintenir devrait être la liste conduite par Gérard Onesta, qui agglomère notamment EELV et Front de gauche. Si les positions étaient figées, on mesure l’importance des discussions de l’entre deux tours, une éventuelle quadrangulaire équivalant à se tirer une balle dans le pied.

«Mais la tension est grandissante aujourd’hui entre les deux “gauche”, le dossier Air France en est l’illustration», avance Jérôme Fourquet. Selon lui, un désaccord persistant pourrait mettre la gauche face à une «responsabilité historique» dans notre région également. Ce ne serait pas tout à fait la même qu’en Paca ou Nord-Pas-de-Calais, où il est plutôt question d’un éventuel retrait de la gauche entre les deux tours pour barrer la route du FN.

  • La droite résiste

Et la droite dans tout ça? Force est de constater qu’elle ne s’en sort pas si mal, au regard de son ancrage territorial et d’une dynamique nationale qui reste à démontrer. Contesté voire à la limite d’être écarté par l’appareil Les Républicains pour s’être éloigné du chemin tracé à Paris, Dominique Reynié n’en reste pas moins en embuscade. Il le doit notamment aux seniors (38% des plus de 65 ans), prêts à donner leur confiance au représentant de la droite traditionnelle. Mais ses réserves entre les deux tours sont minces. 

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L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 923 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1001 personnes, âgées de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par département et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 12 octobre 2015.

Pascal Laversenne
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