Rodez-Paris : nous étions sur le premier vol Eastern Airways

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Aéroport de Rodez. Mercredi, la compagnie britannique Eastern Airways assurait ses premiers vols entre Rodez et Paris. Nous étions du voyage. Récit.

L’heure est aux derniers ajustements derrière les comptoirs d’enregistrement. Les agents ruthénois viennent de faire connaissance avec leurs homologues britanniques, tout juste installés. Le temps de se familiariser avec les nouvelles règles -poids des bagages, obligation de garder sa carte d’embarquement pour retirer sa valise à Orly, etc.-, les premiers voyageurs entrent dans la file. La direction de l’aéroport, comme celle d’Eastern Airways, est sur le pont. 

«Reste à voir leur ponctualité»

Dans la salle d’embarquement, la nouvelle compagnie exploitante est de toutes les discussions. Du point de vue tarifaire, «si l’on peut s’y prendre tôt, y a pas à se plaindre», commente un chef de petite entreprise. «Après, reste à voir leur ponctualité», ajoute-t-il avant de s’inquiéter de la probabilité d’un problème technique: «Là, je sais vraiment pas comment ça se passerait puisqu’ils n’ont presqu’aucune ligne en France.» Beaucoup ont, intimement, espoir de voir leurs allers-retours réguliers facilités. 

Une heure de vol

«Avec l’autre, on en avait ras-le-bol», confie un deuxième à l’hôtesse, dans l’avion. «Elle nous en a fait voir des vertes et des pas mûres. Dans la boîte, on préférait me payer une nuit d’hôtel la veille plutôt que d’annuler les rendez-vous du matin à cause du retard.» Un temps froissés par l’accueil en anglais dans la cabine, c’est avec une coupe de champagne qu’Eastern Airways a ensuite accueilli ses premiers clients. Une attention appréciée, d’autant que l’équipage était aux petits soins pendant l’heure (!) de vol.

7h32 : stupeur dans la cabine

«Rassurez-vous, il y aura toujours un binôme bilingue dans l’avion», glisse l’hôtesse. Moins d’une heure après le décollage, l’avion atterrissait à Orly-Sud. Il est 7h32 : stupeur dans la cabine. Sans compter les conditions de vol particulièrement clémentes, les habitués se réjouissent du gain de temps: près de 20 minutes de gagnées. À 7h50, bagages livrés, les premiers voyageurs se sont déjà engouffrés dans leur taxi. «Avant le rush de 8heures, quel luxe !», sourit une dame.

Sur le tarmac, la directrice du terminal Orly-Sud, Valérie Senentz, accueille les Aveyronnais.  À ses côtés, le directeur France d’Eastern Airways, Ben Leon. Le long des couloirs qui mènent à la sortie de l’aéroport, tous deux prennent le temps d’écouter les clients, de répondre à leurs questions. «Nous travaillons à raccourcir encore davantage le trajet vers la sortie», assure la directrice, «ravie d’ouvrir cette ligne». 

«Si la qualité du service est régulière, vous ne manquerez pas de remplir cet avion», lui répond un habitué. «Si l’on ne rate pas les créneaux comme on le faisait avec HOP!, par exemple.» Car si tous les passagers de ce premier vol semblaient emballés à l’arrivée, leur expérience leur a appris à ne pas s’enflammer. Cette ligne, ils sont prêts à l’apprécier... sur la durée.

Lola Cros
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