L'Aveyron en force au Salon

  • Danoise, une aubrac Danoise de 8 ans et de 793 kg, appartient à Greg De Barrio de Laguiole.
    Danoise, une aubrac Danoise de 8 ans et de 793 kg, appartient à Greg De Barrio de Laguiole. Yann Mallet / Yann Mallet
  • Les décideurs aveyronnais réunis hier à Paris.
    Les décideurs aveyronnais réunis hier à Paris. Yann Mallet / Yann Mallet
  • L'Aveyron en force au Salon
    L'Aveyron en force au Salon Yann Mallet / Yann Mallet
  • L'Aveyron en force au Salon
    L'Aveyron en force au Salon Yann Mallet / Yann Mallet
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    L'Aveyron en force au Salon Yann Mallet / Yann Mallet
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Réunis à l’occasion de la traditionnelle “Journée de l’Aveyron”, les décideurs locaux ont affiché une unité sans faille face à la crise agricole.

L’union fait la force. Telle pourrait être la devise de cette “Journée de l’Aveyron” du Salon international de l’Agriculture (SIA), tant le mot “rassemblement” était dans toutes les bouches, en particulier en cette période de crise agricole. Ainsi, lors de la traditionnelle tablée du matin au stand de l’Aveyron, les décideurs du département ont eu à coeur de se présenter unis, partageant charcuteries, vins et fromages du cru.

“Ce qui est important, c’est de montrer que l’Aveyron est rassemblé, estime Jean-Claude Luche, président du conseil départemental. C’est pourquoi sont présents ce matin les trois chambres consulaires (agriculture, artisanat, commerce et industrie), le préfet, le conseil départemental et la fédération nationale des amicales aveyronnaises. Aujourd’hui, les Français recherchent l’unité pour se sentir davantage en sécurité et c’est ce à quoi nous essayons de répondre.

Jacques Molières, président de la chambre d'agriculture, qui dans son discours d’introduction a plaidé pour que “la résignation ne remplace pas l’envie d’entreprendre”, ne dit pas autre chose dans les travées du SIA. “Pour faire face à la crise, nous devons travailler de façon unitaire, tous autour de la table, peu importe les divergences, explique-t-il. Nous devons trouver des solutions d’avenir pour redonner des perspectives d’évolution à nos agriculteurs.” Jean-Claude Luche, qui regrette que la loi n’autorise pas le Département à soutenir le secteur agricole, se veut néanmoins “être un facilitateur pour les éleveurs.”

La transhumance à l’honneur

Des éleveurs qui sont à l’honneur du stand de l’Aveyron en particulier ceux qui effectuent la transhumance, thème de cette édition 2016. Et ce mardi, pendant que les élus se rassasient, Serge Niel, président depuis 2007 de l’association “Traditions en Aubrac” présente et explique l’importance de cette migration bovine qui crée “un lien social très important”, notamment via les fêtes de transhumance.

Par ailleurs, “ce sont les troupeaux qui maintiennent les paysages du plateau de l’Aubrac", ajoute celui qui est éleveur à Saint-Chély-d’Aubrac. Pour appuyer son propos, Serge Niel est accompagné d’une Aubrac et de son veau.

Prénommée Danoise, âgée de 8 ans et pesant près de 793 kilos, elle est la propriété de Greg De Barrio, éleveur à Laguiole, et surtout l’attraction phare du stand. Jusqu’à ce qu’elle se soulage et qu’un puissant jet d’urine ne repousse, sous les éclats de rire, les badauds à plus de deux mètres. Une scène cocasse qui a apporté un peu de gaieté dans une actualité agricole plutôt morose. 

A Paris, Yann Mallet
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