Des photographes ruthénois derrière les portes du pénitencier

  • Chacun à leur façon, Franck Tourneret et Carmen Royer ont immortalisé la prison ruthénoise.
    Chacun à leur façon, Franck Tourneret et Carmen Royer ont immortalisé la prison ruthénoise. DR Franck Tourneret / DR Franck Tourneret
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Elle en couleur, lui en noir et blanc : Carmen Royer et Franck Tourneret, photographes aveyronnais, ont poussé les portes de la prison de Rodez le mois dernier pour en sortir de saisissants clichés.

J’ai demandé à Franck Tourneret de m’accompagner parce que j’apprécie beaucoup son travail... et aussi parce que je ne voulais pas y aller seule».  L’idée de réaliser un reportage photo dans l’ancienne prison de Rodez trottait dans la tête de la photographe Carmen Royer depuis 2014 déjà.

Le mois dernier, elle a fini par rassembler toutes les autorisations nécessaires et c’est donc aux côtés de Franck Tourneret, photographe lui aussi, qu’elle a eu le privilège de pénétrer en ces lieux chargés d’histoire, mais aussi de douleur.

«Au début, je voulais faire du noir et blanc mais lorsque je suis entrée, la couleur s’est imposée: j’ai vu ces murs bleus, verts, roses»... Ce sera donc de la couleur pour Carmen Royer, et du noir et blanc pour Franck Tourneret.

Autre différence d’approche entre les deux artistes: Carmen Royer a pris ses photos de l’intérieur vers l’extérieur là où Franck Tourneret a souhaité commencer par l’extérieur de la bâtisse.

«Montrer une présence d’absence»

D’un côté comme de l’autre, le résultat est à la hauteur du passé des lieux. Carmen Royer publie chaque jour l’un de ses clichés sur Flickr sur le thème «Histoires d’enfermements» et Franck Tourneret sur Facebook, où un diaporama mis en musique par le violoniste Christian Clavère est disponible («L’Enfer me ment»).

«C’était vieux, sombre... mais je m’attendais à pire. C’est juste un lieu à l’abandon. Nous ne voulions pas faire de l’urbain mais de l’humain, montrer une présence d’absence», analyse la photographe.

«On se sent seul, certaines peurs ressurgissent. Nous ne voulions pas porter de jugement de valeur sur l’endroit, un espace de souffrance et de douleur, ou sur les prisonniers, mais garder en mémoire ces lieux qui finiront par tomber, la bâtisse et l’âme qui s’en dégage», selon Franck Tourneret. 

Xavier Buisson
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