Fausse alerte terroriste à Paris : deux adolescents interpellés

  • Des membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) devant l'église Saint-Leu dans le centre de Paris, le 17 septembre 2016 après une fausse alerte terroriste
    Des membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) devant l'église Saint-Leu dans le centre de Paris, le 17 septembre 2016 après une fausse alerte terroriste AFP/Archives - Rémi PIN / AFP/Archives - Rémi PIN
  • Via l'application pour smartphone SAIP (Système d'alerte et d'information aux populations), les autorités avaient même délivré un message "église - alerte attentat"
    Via l'application pour smartphone SAIP (Système d'alerte et d'information aux populations), les autorités avaient même délivré un message "église - alerte attentat" AFP/Archives - DAMIEN MEYER / AFP/Archives - DAMIEN MEYER
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Deux adolescents de 14 et 17 ans ont été interpellés mardi en Vendée et en Lozère dans l'enquête sur la fausse alerte qui a provoqué une vaste opération antiterroriste samedi à Paris, a-t-on appris de sources proches de l'enquête, confirmant une information d'iTÉLÉ.

Lundi, un mineur de 16 ans, qui utilise le pseudonyme "Tylers Swatting", avait été arrêté dans la Marne, soupçonné d'être l'un des deux hackers qui ont piraté la ligne téléphonique fixe de l'église Saint-Leu, dans le quartier des Halles, pour appeler les forces de l'ordre et leur faire croire qu'une prise d'otages y était en cours.

L'adolescent de 17 ans, arrêté ce mardi et surnommé "Zakhaev Yamaha", pourrait être le second hacker que l'on entend sur l'appel donné aux policiers, selon une des sources.

Cet appel passé samedi à 15H39 a déclenché une vaste opération de police, avec intervention de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). Le secteur avait été bouclé et des riverains évacués ou confinés. Via l'application pour smartphone SAIP (Système d'alerte et d'information aux populations), les autorités avaient même délivré un message "église - alerte attentat".

En pleine menace d'attentats et deux mois après l'assassinat d'un prêtre en pleine messe par deux jihadistes dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), cette opération des forces de l'ordre avait créé un important émoi, notamment sur les réseaux sociaux, avant que l'alerte ne soit rapidement levée.

Les deux adolescents de 16 et 17 ans sont également "soupçonnés d'être derrière d'autres fausses alertes envoyées en septembre", a précisé une des sources.

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Réagir