Decazeville

La grève se poursuit à l’hôpital de Decazeville : les salariés s'invitent à l’ARS

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La grève se poursuit. Les salariés rencontreront l’ARS avec des pistes de développement.

En grève depuis mercredi, les salariés de l’hôpital de Decazeville ont décidé une nouvelle fois de poursuivre le mouvement jusqu’à la fixation d’une date de rendez-vous avec la directrice de l’ARS (Agence régionale de santé) Occitanie qui en a déjà accepté le principe sans toutefois déterminer de date.

Vendredi, au cours du piquet de grève quotidien observé de 13 heures à 14 heures devant l’accueil de l’hôpital, Maxime Gaillac (secrétaire CGT santé de l’hôpital) a annoncé qu’un échange avait eu lieu entre Pascal Mazet (secrétaire départemental CGT santé) et Vincent Prévoteau (directeur de l’hôpital de Rodez et président du comité stratégique du groupement hospitalier de territoire).

Le principe d’une entrevue aurait été acté, une fois que les salariés auront rencontré la directrice de l’ARS. Vendredi, aux côtés de la centaine de salariés grévistes, on notait la présence de David Gistau (secrétaire de l’UD CGT de l’Aveyron) et de Jean-Pierre Vaur, conseiller municipal d’opposition de Decazeville.

« Les soutiens sont importants pour nous car les questions de l’avenir de l’hôpital, de l’offre et de l’accès aux soins concernent le territoire de santé qui compte plusieurs dizaines de milliers d’habitants », indiquait Maxime Gaillac, lançant un appel à ceux voulant marquer leur soutien lors de prochains piquets de grève.

Soutiens

« Votre combat est légitime et c’est aussi celui de la population. Le syndicat CGT SAM a envoyé un communiqué de soutien car nous avons besoin de cet hôpital, au regard des matières dangereuses que nous manipulons à la SAM, et pour l’attractivité du territoire. Il n’y a pas d’industrie sans hôpital et pas d’hôpital sans industrie », martelait David Gistau, très applaudi. Maxime Gaillac annonçait qu’un tract sera diffusé dans les services afin d’abonder le projet médical d’établissement.

Un débat s’ouvrait sur les pistes possibles : le développement de la SSR, de la MAS, des soins palliatifs (« trois lits ont été octroyés par l’ARS ; avec cinq lits ce service à la population permettrait, en outre, 500 000 € de recettes annuels. Il faudrait 80 000 € pour ouvrir ce service »), devenir un pôle de compétence en matière de rhumatologie, attirer des compétences toulousaines ; développer le laboratoire dont l’activité de bactériologie est sur la sellette…

« Nous n’irons pas à l’ARS ni au GHT avec les mains vides, mais bien avec des pistes sérieuses de développement, non pas pour faire un CHU comme dit le directeur de l’hôpital pour nous discréditer, mais pour défendre et développer un hôpital répondant aux besoins de la population ! », conclut Maxime Gaillac.

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