Championnat d'Europe de parabadminton : le Français Lucas Mazur part à l'assaut du continent

  • Victime d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 3 ans, le Toulousain a gardé comme séquelles une légère déformation de la cheville.
    Victime d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 3 ans, le Toulousain a gardé comme séquelles une légère déformation de la cheville. A.F.
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Engagé dans trois tableaux différents (simple, double et double mixte), le Français Lucas Mazur, 20 ans, l’une des grandes promesses de la discipline, fait partie des principaux favoris de la compétition organisée jusqu’à dimanche à Rodez, et voit bien plus loin.

Comment êtes-vous venu au parabadminton ?

À l’âge de douze ans, au collège. Le professeur de sport nous a proposé ce sport et ça m’a plu. C’est aussi simple que ça ! J’ai alors commencé le badminton avec les valides en UNSS (Union nationale du sport scolaire, NDLR) puis j’ai pris une licence à Colomiers, qui évoluait alors en Nationale 3. J’avais un bon niveau ; disons dans le top 280 français, mais ce n’était pas ma priorité. Je pouvais jouer avec les "para" et donc je me suis lancé ! Depuis septembre, je suis à l’Insep (Institut national du sport et de la performance), à Paris, même si j’ai une licence à Salbris, dans le Loir-et-Cher.

Depuis que vous avez intégré l’Insep, votre carrière a pris un tournant important…

Oui, je participe à pas mal de tournois et mon but est d’aller au Jeux paralympiques de Tokyo, au Japon, en 2020. Et même plus loin : je veux aller chercher la médaille d’or là-bas. Alors même si ces championnats d’Europe ne sont pas qualificatifs pour ce rendez-vous, ils me servent à me tester face aux autres joueurs. C’est d’ailleurs impressionnant de voir la façon dont ce sport a évolué depuis que j’ai commencé les tournois internationaux.

C’est-à-dire ?

Il y a quatre ans, j’ai pris part aux premiers championnats d’Europe. Il y avait beaucoup moins de joueurs et l’organisation était vraiment de niveau amateur. Là, ce n’est plus le cas. Des mecs arrivent de pays comme l’Ukraine, la Grèce ou Chypre, avec des niveaux intéressants, même si ce n’est pas le top niveau mondial non plus.

Il y a une réelle différence entre eux et le très haut niveau ?

Oui… Quand tu vois les Chinois ou les Indiens, c’est autre chose. D’ailleurs, quand je joue un championnat du monde, je suis, dès les huitièmes de finale, le dernier Européen encore en lice ; ça situe le niveau. Par conséquent, je vise surtout les prochaines compétitions, à partir du mois de mars, l’an prochain, qui seront, elles, qualificatives pour les Jeux ; les tournois en Turquie, en Irlande, en Chine, en Thaïlande, et surtout les championnats du monde, en Suisse. Ça va être une grosse série pendant deux ans, une série importante pour notre sport, qui figurera pour la première fois aux Jeux.

Comment s’organise-t-on, notamment sur le plan financier, pour participer à tant de tournois et voyager autant ?

La fédération française de badminton paie les déplacements à 100 %. Pour le reste, j’ai des sponsors, notamment pour mes équipements, qui m’aident à vivre. À côté de ça, je suis étudiant en sciences économiques à l’université Paris Descartes. J’ai pour but de bosser dans le monde de la finance plus tard. Mais ça, c’est un projet à beaucoup plus long terme.

Propos recueillis par Antoine Froissart
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