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Canivenq : "Prêt à recommencer si j’ai un budget"

  • Adeline et Guillaume Canivenq lors du Cotes du Tarn 2016.
    Adeline et Guillaume Canivenq lors du Cotes du Tarn 2016. Photo DR -
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  • QUE SONT-ILS DEVENUS ?

Si Germain Bonnefis assume totalement son arrêt de la compétition, c’est loin d’être le cas du Panatois Guillaume Canivenq. Le champion de France des rallyes asphaltes en 2009 avec une Peugeot 207 S2000 l’a vécu, lui, contraint et forcé.

"Déçu, frustré, nostalgique. " Tels sont les premiers mots qui viennent à la bouche de Guillaume Canivenq lorsqu’il aborde les raisons qui l’ont amenées à mettre un coup de frein à la compétition automobile. Celui qui a remporté le challenge Citroën C2 en 2004 et la coupe Peugeot 206 en 2006 avant de devenir champion de France des Rallyes asphaltes en 2009, année ou il s’imposa sur le Rouergue, devenant ainsi le premier aveyronnais après Didier Auriol à monter sur la plus haute marche du podium, n’a toujours pas digéré son arrêt. " Je n’ai pas réussi à trouver les budgets nécessaires pour continuer et j’ai été déçu de voir que cela n’intéressait que peu de personnes."

Le budget Total attribué à un autre pilote

Malgré quelques piges en 2010 et 2011, Guillaume Canivenq sent bien que la fin est proche et l’arrêt inéluctable. "J’avais monté un projet pour courir en IRC (Championnat d’Europe des rallyes NDLR). Un accord pour le budget nécessaire avait été trouvé auprès de Total France, puis, au dernier moment, j’ai été averti que cela ne se ferait pas. Ca a été comme un coup de massue d’autant plus que l’on ne m’a donné ni motif ni explication ". Cela en est trop pour le pilote du Lévezou qui, fatigué de courir après d’hypothétiques budgets, stoppe sa carrière. Déçu et frustré, l’ancien champion de France peut l’être, surtout lorsqu’il apprend que le budget Total est finalement attribué à un autre pilote.

Mécanicien de formation il décide de donner un coup d’accélérateur à sa carrière professionnelle. C’est ainsi qu’après avoir longtemps travaillé en centre de contrôle technique, il ouvre le sien à Salles-Curan, au printemps 2012. Partageant son temps entre travail et vie de famille, le Panatois n’en reste pas moins passionné. Il n’est pas rare de le retrouver le week-end au bord d’une spéciale de rallye. "L’envie de courir est toujours là". Une envie qu’il concrétise en 2016 en participant au rallye des Côtes du Tarn, avec comme copilote son épouse Adeline. "J’avais assisté aux 100 vallées peu de temps auparavant et c’est là que l’idée a germé, expliquait-il alors à l’issue de l’épreuve. En un mois tout a été bouclé, j’ai réuni les fonds et loué une Clio R3."

La question du financement

Le champion n’a rien perdu de son coup de volant, malgré cinq longues années sans compétition. Il termine cinquième et premier de son groupe. Ce n’est qu’une pige et la vie professionnelle reprend son cours. "Avec mon épouse Adeline, nous avons pris beaucoup de plaisir à faire cette course ensemble même si nous savions que cela ne serait qu’une simple parenthèse". Toutefois, l’homme a toujours été un compétiteur. Professionnellement, il se lance un nouveau défi, celui d’ouvrir un deuxième centre, à La Primaube, à l’automne 2017.

Si aujourd’hui, le Panatois trouve son équilibre entre vie professionnelle et familiale, il n’en a pas oublié pour autant le rallye. "Je suis toujours les rallye, sur le bord des spéciales, à la télévision et sur l’ordinateur. Je suis nostalgique et la passion ne m’a jamais quittée ". Une nostalgie qui, à la question d’une éventuelle opportunité lui fait répondre sans hésitation : "Si j’ai un budget, je serai prêt a recommencer. Je suis prêt à saisir la moindre opportunité ". D’autant plus que Guillaume se sait soutenu par Adeline, son épouse, certainement tout aussi passionnée que lui.

Recommencer oui, mais de quelle manière ? "Peut-être une formule de promotion où tout le monde est à égalité et où seul le pilotage fait la différence. Je pense qu’à 36 ans je n’ai rien perdu et, maintenant, en plus, j’ai mûri. Ce serait sympa de se mesurer à des jeunes aux dents longues " Du rêve à la réalité il y a surtout des euros à trouver pour boucler un budget… Mais, qui sait. Tout reste possible pour l’ancien champion de France qui a toujours envie d’en découdre, un volant à la main. Prendra-t-il un jour sa revanche ? C’est tout ce que l’on peut lui souhaiter.

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