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Les effets de la carte scolaire

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  • Au SNUipp-FSU : Maryline Laumond, Antoine Cantais, Sébastien Laumond et Sylvain Lagarde.
    Au SNUipp-FSU : Maryline Laumond, Antoine Cantais, Sébastien Laumond et Sylvain Lagarde. Repro CPA - Repro CPA
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Hors derniers ajustements en septembre, les écoles publiques du 1er degré savent quelle sera leur physionomie à la rentrée.

L’Aveyron devait rendre six postes à la rentrée, mais le chiffre a été ramené à cinq, le ministère ayant octroyé un poste de plus dans le cadre de la "convention ruralité". Et pas de fermeture d’école, conformément à ce qu’avait annoncé l’inspectrice d’académie.

En regard, ce sont bel et bien 400 élèves qui manqueront, selon les prévisions, à la rentrée prochaine. Un ratio favorable que soulignent les enseignants, qui ne perdent pourtant rien de leur vigilance.

"Peu lisible"

"Pour nous, ce doit être l’occasion de faire du qualitatif et mieux répondre à la complexification du métier face aux conditions qui se dégradent en Aveyron", prévient Antoine Cantais, secrétaire départemental du SNUipp-FSU pour qui, "cette carte scolaire reste fort peu lisible.

Par exemple, pourquoi quatre écoles à classe unique à plus de 20 élèves perdent leur appui pédagogique ?", c’est-à-dire leur enseignant à mi-temps. Autre motif d’agacement : "La méthode de travail de l’inspectrice d’académie qui, notamment, programme les instances de concertation dans des délais très brefs, ce qui limite les possibilités d’action dans les écoles". Un sentiment partagé par le SE-Unsa. Du coup, les deux syndicats ont décidé de boycotter le Conseil départemental de l’éducation nationale qui devait avoir lieu ce mardi 12 février. Et qui est donc reporté au 21 février. Les deux syndicats relèvent aussi qu’il "manque dans les écoles des postes d’enseignant maître formateur, des enseignants “fléchés langue”" notamment en espagnol…", ajoute Sébastien Le Gall pour Unsa éducation. Et "le manque de moyens concernant l’inclusion des élèves en situation de handicap", ajoute Antoine Cantais.

En ce qui concerne le second degré, les discussions concernant les "ventilations horaires" sont toujours en cours. Mais Sylvain Lagarde (FSU) avance d’ores et déjà la perte de 7 postes pour les collèges et un gain de 8 postes dans les lycées. Lycées, dont la réforme est loin de faire l’unanimité chez les enseignants. "Elle est destructurante et dangereuse, par ses logiques de ségrégation, de tri social", note Sylvain Lagarde qui relève que "c’est la première fois qu’un ministre est en rupture aussi forte avec le monde enseignant".

Et de prendre pour exemple la loi "école de la confiance", présentée ce lundi qui, sur bien des aspects, n’emporte pas l’adhésion des syndicats.

Les écoles qui gagnent et celles qui perdent

Voici les premiers ajustements décidés ce lundi en Comité technique spécial départemental, en attente de validation  par le Conseil départemental de l’éducation nationale, le 21 février. Les écoles qui ne sont pas mentionnées font l’objet, pour la plupart d’entre elles, d’un comptage des effectifs à la rentrée «pour affiner» à nouveau la situation.
Un poste en moins. Lestrade et Thouels (Quatre-Vents); La Capelle-balaguier (école du Causse); Saint-Amans-des-Cots; Capdenac-Gare (Pierre-Riols); Luc-La Primaube (Jacques-Prévert), Clairvaux-d’Aveyron (Bruéjouls); Pont-de-Salars; Martiel (retrait d’un enseignant formateur); Millau (Edouard-Alfred Martel).
Un demi-poste en moins. Onet-le-Château (Genêts); Thérondels (Jean-Carbonel); Soulages-Bonneval; Rebourguil; Sébrazac; Estaing (Aux Papillons); Montpeyroux (La Vitarelle); Durenque (François-Fabié); Manhac (Lavernhe); Moyrazès; Asprières; regroupement pédagogique de Sénergues; St-Rome-de-Cernon (Cardabelles); Decazeville (Le Sailhenc, maternelle en REP).
Un poste en plus. Dédoublement des CE1 en réseau d’éducation prioritaire (REP) : Firmi (Marie-Curie), Decazeville (Jean-Macé) et Aubin (Jean-Boudou). Par ailleurs, Chantefable à Capdenac-Gare  se voit attribuer un poste.
Un demi-poste en plus. Onet-le-Château (Jean-Laroche); Najac (Jean-Bouyssou); Morlhon-le-Haut; Saint-Beauzély (Franck-Brinsolaro).

Christophe Cathala
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