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Football : Rodez toujours pas rassasié !

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  • Yohan Roche et les Ruthénois peuvent être tout sourire. Grâce notamment à un très joli but du capitaine Loïc Poujol, ils en sont à 21 succès en 31 matches cette saison ! Tout simplement magistral.
    Yohan Roche et les Ruthénois peuvent être tout sourire. Grâce notamment à un très joli but du capitaine Loïc Poujol, ils en sont à 21 succès en 31 matches cette saison ! Tout simplement magistral. Laurent Thévenot -
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Une semaine après avoir validé leur accession en Ligue 2, les Ruthénois sont allés s’imposer à Bourg-en-Bresse. Le titre, lui, attendra.  

Rien ne les arrête ces Ruthénois-là. Pas même leur accession historique en Ligue 2 validé la semaine précédente. Pas même les célébrations, et ses excès, qui ont suivi. Pas même une naturelle légère décompression. Pas même hier une équipe de Bourg-Péronnas qui voulait absolument prendre des points pour se rapprocher un peu plus de son maintien… Ils sont insatiables. Et en battant les gars de l’Ain (0-2), ils ont ainsi enregistré leur 21e succès cette saison et un dixième match de rang sans défaite (neuf victoires, un nul). Tout simplement dingue. Mais pas suffisant toutefois pour décrocher encore officiellement le titre (honorifique) de champion de National, puisque dans le même temps le dauphin Chambly s’est imposé à Concarneau, validant d’ailleurs lui aussi sa montée à l’étage au dessus.


Chambly s’est imposé… et ira aussi en Ligue 2


Sans Ugo Bonnet (neuf buts) et les potentiels capitaines Pierre Bardy et Amiran Sanaia, tous les trois ménagés, et alors que Pierre Ruffaut, le triple passeur du match de la montée jeudi dernier face à Boulogne (3-1), avait pris place sur le banc au coup d’envoi, les Ruthénois ont malgré tout affiché leurs intentions habituelles. Certes un tout petit moins tranchantes. Mais seulement au début. Car au fil du match hier, ils n’ont pu s’empêcher de prouver encore une fois qu’ils sont au-dessus du lot et largement. Passant d’une gestion de patron à une démonstration d’envie intacte et complètement folle.
Oui, le premier acte a vu les locaux inquiéter Arthur Desmas. Mais le gardien aveyronnais a sorti le grand jeu. D’entrée sur un potentiel but contre son camp, puis en déployant son quasi double mètre devant Sylla. Et par deux fois aussi, les hommes de Damien Ott se sont privés de l’ouverture du score, eux qui n’ont désormais plus marqué le moindre but depuis cinq rencontres. Dès la 2e sur un contre à deux balancé par Diakité, puis alors que Yohan Roche avait perdu le ballon au mauvais endroit, Baradji frappant au-dessus.


Des cadres ménagés, Tertereau le couteau suisse


Entre temps, les Ruthénois n’ont pas non plus seulement digéré le champagne grand cru avalé la semaine dernière. Ils ont tenté des choses. Avec plus ou moins de réussite, l’association inédite David-Tertereau sur le front de l’attaque se révélant intéressante, surtout en deuxième période. Par trois fois au moins, Tertereau justement - véritable couteau suisse de l’équipe puisqu’attaquant hier mais qui a aussi occupé cette saison les postes de latéral gauche et droit en plus de celui de milieu droit, son habituel - s’est retrouvé en position de scorer (62e, 72e, 87e). Mais c’est le goleador de l’équipe, passant du même coup à douze réalisations cette saison, Florian David qui a ouvert le score, à un quart d’heure du terme, poussant malicieusement au fond des filets un ballon relâché par Pichot sur une frappe de… Tertereau.
Sur la pelouse hybride d’un stade Marcel-Verchère en travaux (lire plus bas), la messe était dite. Et la furia ruthénoise pouvait s’abattre. Sans retenue aucune. Le défenseur Loïc Poujol en profitant même pour mettre un but spectaculaire. Et le vestiaire chavirait encore.
À dans 15 jours, vite. Pour une nouvelle communion à Paul-Lignon. Ces instants de bonheur sont si précieux pour tout un club, une ville, un département.    
 

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