Justice

Surveillance vidéo à l’Ehpad de Firmi : l’ex-directeur relaxé 

  • L’audience s’est déroulée mercredi après-midi au tribunal de Rodez.
    L’audience s’est déroulée mercredi après-midi au tribunal de Rodez. Archives Centre Presse / Archives Centre Presse
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Accusé d’avoir espionné le personnel de l’établissement par seize employées et le syndicat CGT, l’ancien directeur a finalement été relaxé mercredi 12 juin par le tribunal de Rodez.

En 2017, l’affaire avait fait grand bruit et secoué le quotidien de l’Ehpad de Firmi. Dans un contexte social très tendu, plusieurs employées, seize sur une cinquantaine au total, et le syndicat CGT déposent plainte contre le directeur, Jean-Claude Romero, qui a quitté depuis l’établissement. La raison ? Ce dernier aurait espionné ses salariés à l’aide d’un système de vidéosurveillance. L’avertissement infligé à une aide-soignante, pour l’utilisation de son téléphone portable, avait mis le feu aux poudres au mois de juillet… Hier, le tribunal de Rodez devait statuer sur cette affaire. Avec plusieurs questions en suspens : une atteinte à l’intimité de la vie privée des plaignantes a-t-elle été commise ? Pourquoi ces dernières n’ont-elles pas été mises au courant de cette videosurveillance au cours de l’été 2017 ? à la barre, Jean-Claude Romero, désormais installé au Portugal, réfute toutes les accusations. « On a décidé d’installer ces caméras à la suite de plusieurs vols dans l’établissement. Ce n’était en aucun cas pour surveiller les employés », explique-t-il tout en rappelant qu’il n’était alors « qu’un exécutant du conseil d’administration de l’établissement ».

« Une histoire de guéguerre »

Un argument repris par son avocat, Me Malafosse, lors de sa plaidoirie : « Ce dossier est totalement vide ! Rien ne justifie la présence de mon client devant vous, hormis une envie de vengeance menée de la part des plaignantes, toutes affiliées au syndicat CGT. Lorsqu’un salarié se fait licencier, il ne fait pas un procès à son DRH… C’est seulement une histoire de guéguerre ».
Sur la convocation de l’employée par la nouvelle directrice de l’établissement, à la suite du visionnage des vidéos, Jean-Claude Romero dira également n’y être pour rien, ce dernier faisant valoir ses droits à la retraite avant ladite convocation. « Je n’ai jamais eu accès à ces vidéos, ni même l’intention de nuire à quiconque », répète celui que le personnel de l’Ehpad n’hésitait pas à qualifier de « tyran ». Face au tribunal, une employée a d’ailleurs répété son intime conviction d’avoir été surveillée… « On a installé 32 caméras, c’est énorme ! L’une d’entre elles se trouvait même au-dessus du coin fumeurs des employés. Dans quel but ? », s’étonnera également l’avocat de la partie civile, Me Pujol.
Présidé par Alexandre Laine, le tribunal a finalement relaxé l’ancien directeur de l’Ehpad jugeant que ce dernier ne pouvait être déclaré « responsable pénalement ». Et a jugé que toutes les caméras avaient été installées dans un lieu public, à l’instar des systèmes de vidéosurveillance dans de nombreux commerces…

Mathieu Roualdés
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