Cinéma

Festival du film d’Espalion : de l’ombre à la lumière

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    Un festival qui gagne en notoriété. Repro CP / Repro CP
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Le festival imaginé par Pascal Galopin s’apprête à lancer à Espalion - du 27 août au 1er septembre - sa cinquième édition. Un anniversaire de circonstance marqué cette année par la diffusion en avant-première de 15 films. Une preuve supplémentaire de la célébrité assumée de ce rendez-vous devenu un incontournable de la rentrée aveyronnaise. 
 

Le pari était un peu fou.  Aujourd’hui, cinq ans après la première édition du Festival du film d’Espalion, il est pour ainsi dire gagné.  Lancé en 2015 par Pascal Galopin, le rendez-vous est un incontournable de la rentrée aveyronnaise.  A la baguette, un passionné, fan inconditionnel de Jean Cocteau, tombé enfant dans la marmite du 7e art, sur les plages paradisiaques de Tahiti.  De cette enfance, « douce et chaleureuse », Pascal Galopin se souvient encore de ses soirées passées sur la banquette arrière du break familial à dévorer, dans une chaleur suffocante, les dernières sorties. « Mes premiers souvenirs de cinéma remontent à cette période.  Depuis j’ai essayé de donner corps à cette passion. » De retour en métropole, il se consacrera au journalisme, « télévisuel » forcément, avant de revenir à Espalion. Là, de retour dans le giron familial, il décide de se lancer : « Quand je suis revenu en Espalion, j’ai eu envie de faire quelque chose. Grand fan de Cocteau, j’ai organisé les premières rencontres autour de ce grand réalisateur. Sans prétention. En deux jours, nous avons accueilli 1 200 personnes. Les spectateurs étaient bien là. On a décidé de reproduire l’événement l’année suivante. Avec le même succès. On continue depuis. »


Affiche inédite


En 2019, pour la cinquième édition lui et des dizaines de bénévoles séduits dès la première heure par la vision du « maestro », les visiteurs devraient une fois encore faire exploser le box-office.  Une petite centaine la première année, ils sont nombreux aujourd’hui à grossir les files d’attente pour assister notamment à la soirée inaugurale. Une preuve supplémentaire du succès grandissant de l’événement. Ce n’est pas la seule… Pour cette cinquième édition, 15 des 20 films présentés pendant la semaine, seront diffusés en avant-première nationale. Un tour de force !
« Les premiers temps, les diffuseurs étaient assez difficiles à convaincre. Il nous a fallu ramer. Maintenant, ils voient le nombre d’entrées et nous facilitent un peu la tâche. On peut aujourd’hui présenter à Espalion des films encore inédits ». Jusqu’à quatre mois avant leur sortie en salles. « Pas mal ! », jubile la petite équipe. À la manière de son aîné cannois, le petit festival aveyronnais présente aussi une trentaine de courts-métrages. « Nous avons accès à une plateforme de courts-métrages. Nous en visionnons plus de 500 tous les ans pour réunir que ceux que l’on estime bons », explique l’organisateur.


« Pont Vieux d’Or »


À terme, nous délivrons nos « Pont vieux d’Or », l’équivalent des Palmes cannoises. « C’est assez plaisant. Les jeunes réalisateurs viennent à Espalion défendre leur film devant le public. Tout ça crée une belle dynamique. » Et si la programmation reste bien évidemment la star de la semaine, Pascal Galopin n’en oublie pas pour autant le côté « paillette » inhérent à de telles manifestations. « Recevoir à Espalion Andréa Ferréol ou Brigitte Fossey c’est assez irréel. J’espère aussi accueillir très bientôt la réalisatrice japonaise Naomi Kawase. J’ai eu l’occasion de la rencontrer à Cannes et elle m’a promis de venir. Une future lauréate de la Palme d’or, j’en suis persuadé. À Espalion, ça serait quelque chose ! » En attendant, le public aura la chance de croiser cette année, non sur la Croisette mais bien sûr les quais du Lot, les comédiens Bernard Le Coq (Une famille formidable, Van Gogh, Capitaine Conan) ou Philippe du Janerand (Les choristes, Alceste à Bicyclette, Nikita…). La réalisatrice Laëtitia Martinoni (L’Échappée), le scénariste, Aveyronnais (!), Alain Layrac et bien d’autres.


Taille critique


Une nouvelle marche pour le festival aveyronnais, conscient des prochains défis qu’il aura à affronter. « Nous sommes arrivés à une taille critique et pour accueillir tous les spectateurs nous devons aujourd’hui pousser les murs. À Bozouls, et même à Bois-Colombes comme l’année passée. Il y a un côté frustrant à refuser l’accès aux projections faute de places. Nous devons travailleur sur ça à l’avenir pour que tout le monde puisse profiter au mieux de l’événement. » Et permettre au Festival du film d’Espalion de crever définitivement l’écran.
 

A Rieupeyroux, on se rencontre à la campagne

S’il brille par sa notoriété naissante, le Festival du film d’Espalion n’est pas le seul à célébrer le 7e art en Aveyron. Depuis plus de 20 ans, le Festival de cinéma de Rieupeyroux s’attache lui aussi à démocratiser le genre. Porté par l’association Rencontres à la campagne, cet illustre aïeul est né de la volonté à Rieupeyroux « de mettre en place une offre culturelle de qualité sur son territoire. Depuis sa création en 1998, c’est un moment de fête et de rencontre avec des professionnels du cinéma qui est proposé à la rentrée au mois de septembre », explique la présidente Chantal Guillot. Au programme de cette nouvelle édition qui fera une large place à la filmographie du réalisateur suédois Ingmar Bergman : 6 jours de projections et de rencontres entre publics et professionnels, des expositions, des apéro-concerts… Avec en ouverture, et en avant-première, la projection, samedi 7 septembre, du dernier long-métrage de Céline Sciamma, « Portrait de la jeune fille en feu ». Cette 22e édition mettra également à l’honneur les cinémas d’Afrique avec « Supa Modo » de Likarion Wainaina, « La petite vendeuse de soleil » de Djibril Diop Mambety, « Rafiki » de Wanuri Kahiu.  « Historien, spécialisé dans le cinéma, Colin Dupré qui est aussi co-programmateur pour Africajarc, nous fait le plaisir d’accompagner une sélection de films programmés sur ces rencontres… » explique la présidente. Avant-premières, films d’animation, films produits ou réalisés en région(s), films du répertoire… Autant de raison de découvrir ou redécouvrir ce festival qui séduit chaque année 5 000 personnes.

Festival de cinéma de Rieupeyroux, les 7,11,12,13, 14, 15 septembre 2019
 

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