L’esprit gourmand de l’auberge de Murols

Abonnés
  • Robert Garro est tombé amoureux du village du Carladez et le lui rend bien.
    Robert Garro est tombé amoureux du village du Carladez et le lui rend bien. O.C. / O.C.
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Robert Garro propose une cuisine à son image, authentique et généreuse.

Coup de cœur ou coup de tête, Robert Garro a quitté Mandelieu-la-Napoule pour la vallée du Goul. Mais à défaut d’être tombé sur la tête, il a bien compris où se trouvait la qualité de vie, la tranquillité pour couler des jours heureux. En reprenant l’auberge de Murols, Robert Garro s’offre aussi un retour à l’enfance. Les souvenirs de sa jeunesse quand il venait en famille en vacances. On dit souvent que l’enfance marque à jamais comme on oublie jamais son premier amour. En retour, Robert concocte de bons plats, fait maison évidemment, fruit de ses nombreuses expériences en Provence.

Il ranime la flamme du village

Ce midi-là, soupe de circonstance avec panais, châtaignes… salade copieuse d’automne avec sa pointe de Cantal de Thérondels pour un clin d’œil au Carladez, cordon-bleu tout aussi généreux et onctueux en fromage (!) avec un gratin dauphinois où la pointe d’ail témoigne, à elle seule, de sa maîtrise culinaire ! En dessert, faisselle avec pléthore de confitures au choix, île flottante, coulant au chocolat, etc. en disent long sur l’appétit gourmand.

Outre l’auberge chaleureuse, Robert ranime la flamme du village en proposant en période estivale un menu spécial pour une tablée unique (huit personnes) dans l’antre de la forge qui jouxte son auberge. On remonte alors le temps. On l’oublie même. "Je le fais pour ce village que j’aime", dit-il, espérant rapidement un renouveau. Si tout est mis en œuvre comme dans ses assiettes, Murols a de beaux restes !

Les racines calabraise de sa maman

Quant à la qualité de ses mets culinaires, Robert distille avec humilité les racines Calabraises de sa maman, la nécessité d’avancer comme on a la vie devant soi. "La cuisine ce n’est pas un métier, c’est une passion". Le coup de main, on l’a ou on ne l’a pas ! Lui a le coup de main comme il a eu le coup de cœur pour Murols. Il faut le voir préparer son civet de lièvre en cuisine… Et tout cela est naturellement partagé dans son auberge comme cela a été transmis à son fils, Jordan, chef cuisinier émérite sur les traces de son père sur la côte d’Azur. La boucle est bouclée.

Contact au 05 65 44 22 68
O.C.
Voir les commentaires
Réagir