Santé : un nouveau ministre et une enquête nationale

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    Santé : un nouveau ministre et une enquête nationale
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Agnès Buzyn n’est plus ministre des Solidarités et de la Santé. Après la démission du candidat En Marche Benjamin Griveaux, elle se lance dans la bataille des municipales à Paris. C’est le député LREM de l’Isère, Olivier Véran, qui la remplace. Le neurologue de 39 ans hérite de dossiers très sensibles.

Crise dans les hôpitaux, coronavirus, dossier des retraites… Voilà ce qui attend  le tout nouveau ministre de la Santé Olivier Véran. Lors de la passation de pouvoir ce matin, sa prédécesseure a d’ailleurs prévenu : « les défis ne manquent pas, et le plus immédiat d’entre eux, c’est la gestion du coronavirus. » Refusant l’image du capitaine qui abandonne le navire en pleine tempête – son départ s’est joué en 48 heures, Agnès Buzyn a voulu se montrer rassurante : « La mobilisation du système de santé a été exceptionnelle, et elle le sera encore plus demain. »

Un système de santé qui sait se mobiliser, mais qui est surtout en crise depuis de longs mois. Et c’est précisément aux hospitaliers que le nouveau ministre, qui exerce au CHU de Grenoble, a réservé ses premières paroles : « Je lancerai dans les prochains jours (…) une enquête nationale pour consulter les hospitaliers – directeurs, médecins, soignants, brancardiers (…), pour tenter de saisir en détail le sens de leur engagement auprès du public et les raisons du mal-être qu’ils nous disent  depuis un certain nombre d’années ».

« Provocation »

Neurologue de 39 ans, Olivier Véran est issu du Parti socialiste. Il rejoint les rangs d’En Marche à sa création, et devient son référent santé pendant la campagne présidentielle de 2017. Pressenti pour devenir ministre après l’élection d’Emmanuel Macron, il est finalement élu député de l’Isère en juin 2017. Il est également élu rapporteur général de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, en charge du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

En tant que député, il s’illustre notamment grâce à son amendement autorisant l’expérimentation du cannabis thérapeutique, voté par ses collègues de l’assemblée. Mais pour certains syndicats, le choix d’Olivier Véran envoie un mauvais signal. Sur franceinfo, Christophe Prudhomme, médecin urgentiste et porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), a estimé que « mettre comme ministre celui qui avait été à la manœuvre pour faire voter la loi de finance, qui motive aujourd’hui le mouvement à l’hôpital, ça frise la provocation. »

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