Le Ciné-club va souffler ses 18 bougies à la Strada

  • Arnaud Segond et Rémy Romain proposent l’art filmique sous toutes ses dimensions à la Strada.
    Arnaud Segond et Rémy Romain proposent l’art filmique sous toutes ses dimensions à la Strada.
Publié le / Mis à jour le S'abonner

Faute de pouvoir se rendre à La Strada, il n’est pas inutile d’en connaître un peu plus sur le Ciné-club.

Le mot "ciné-club" apparaît pour la première fois avec la création d’un club par Edmond Benoit-Lévy en 1907, à Paris, un geste précurseur. Il faudra attendre les années 1920, avec Louis Delluc, et jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, pour que les premiers ciné-clubs apparaissent, réunissant des membres cinéphiles.

Henri Agel, père de la critique française

La première séance du ciné-club de Decazeville a eu lieu le 16 novembre 2002. Les spectateurs de l’époque ont eu le bonheur d’assister à la présentation du "Voleur de bicyclette", le chef-d’œuvre du néoréalisme, par Henri Agel et son épouse. Henri Agel est en quelque sorte le père de la critique française, bien avant les Cahiers du cinéma.

Ses nombreux ouvrages sur le cinéma et la spiritualité, sur John Ford, ses cours dispensés à Paris, au lycée Voltaire, ont fait de lui un des pionniers de l’histoire du cinéma. Il a en effet permis de donner à l’enseignement du 7e art ses lettres noblesses. De nombreux cinéastes, dont André Téchiné par exemple, ont été formés à l’école exigeante d’Henri Agel.

Guy Cavagnac, cinéaste et critique

Ensuite, le ciné-club decazevillois a été animé, quelques années durant, par une autre grande figure du 7e art : le cinéaste et critique Guy Cavagnac.

Assistant de Jean Renoir, lui-même réalisateur (le soldat Laforêt en 1971), il a apporté sa sensibilité et ses intuitions littéraires au service de l’analyse filmique.

Enfin, Rémy Romain anime le ciné-club depuis le 26 novembre 2014.

Le but est de proposer un choix éclectique de films en termes de genres, d’époques et de thématiques, par exemple la ville au cinéma (Alphaville de Godard) ou encore un cycle sur la nature chez Tarkovsky (Le miroir et l’enfance d’Yvan) ou enfin le cinéma japonais qui a été plusieurs fois à l’honneur.

2021

L’idée, pour 2021, serait de proposer des séances autour d’une question technique, comme la profondeur de champ ou une histoire des formes (l’expressionnisme et la lumière), afin d’approfondir ce dialogue et cette initiation aux formes filmiques. Ces séances d’art et d’essai n’existeraient sans la volonté et l’amour du cinéma d’Arnaud Segond, un investissement sincère et passionné.

Correspondant
Voir les commentaires
L'immobilier à Decazeville

199500 €

PROXIMITÉ DECAZEVILLE - Maison en plein cœur de ville et proche de toutes l[...]

185000 €

PROCHE CENTRE DE DECAZEVILLE HOME PATRIMOINE VOUS PROPOSE CET ENSEMBLE IMMO[...]

17000 €

DECAZEVILLE - Beau terrain constructible de 772 m², terrain hors lotissemen[...]

Toutes les annonces immobilières de Decazeville
Réagir