Marie infirmière aux urgences témoigne

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    Marie Gayraud.
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Marie Gayraud domiciliée route d’Arvieu est infirmière aux urgences à l’hôpital de Rodez

Suite à cette situation inédite et compliquée vous exercez votre métier avec beaucoup de courage. Comment cela se passe-t-il ?

Pour le moment, cela se passe bien. On a de la chance d’avoir beaucoup d’aide venant des autres services de l’hôpital, notamment l’équipe du bloc et celle de la radio.

Comparé à la situation que vivent les soignants du Grand Est, je pense que pour le moment nous ne pouvons pas vraiment nous plaindre.

Aux premières loges à l’hôpital avez-vous changé vos habitudes ?

C’est tout l’hôpital qui est chamboulé. En effet, aux urgences tout a été complètement modifié ; une tente s’est montée de manière à trier les patients : ceux qui ne sont pas à risque covid suivent le circuit habituel.

À l’inverse, les autres sont orientés vers une zone covid (anciennement l’unité d’hospitalisation de courte durée qui est gérée aussi par les urgences) où ils sont examinés, prélevé (selon les cas), et ensuite hospitalisés ou non.

Pour ma part, j’étais aux urgences jusqu’à la semaine dernière mais j’ai été rapatriée cette semaine en réanimation dans le cadre de l’ouverture d’un nouveau service de réanimation à l’hôpital.

Les patients ont-ils des craintes ? Comment les aidez-vous à surmonter cette peur ?

Bien sûr les patients sont inquiets dans tous les cas ce n’est jamais plaisant de se retrouver à l’hôpital, et en plus les visites sont interdites en ce moment ce qui n’aide pas à les rassurer.

Avec vos collègues comment vous soutenez-vous ?

Grâce à une équipe soudée, nous avons un groupe sur messenger ou on échange beaucoup, y compris des plaisanteries afin de décompresser.

On a aussi la chance de recevoir énormément de dons de la part de particuliers ou professionnels qui nous offrent du réconfort alimentaire.

Un jour, rien n’est précis chacun pourra sortir normalement, quelle sera la première chose que vous ferez ?

J’irai embrasser mes grands-parents qui vivent à Trémouilles et qui me manquent énormément.

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