Espalion : quand les jardins sont devenus les boulevards

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  • Rive gauche, le boulevard Poulenc est doublé d’une contre-allée plantée d’arbres.
    Rive gauche, le boulevard Poulenc est doublé d’une contre-allée plantée d’arbres. / /
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Au milieu du XIXe siècle, la construction du Pont Neuf a donné un essor à l’urbanisation de la ville qui s’est étendue vers l’ouest.

On ne dira jamais assez combien le XIXe siècle fut le "grand siècle" pour la ville d’Espalion. Restée jusqu’alors cloîtrée dans le quadrilatère de ses remparts, la ville, alors active bourgade commerçante concurrencée par Saint-Geniez-d’Olt mais aussi Mur-de-Barrez allait s’imposer comme la capitale du Nord-Aveyron.

Désignée comme sous-préfecture, vite dotée d’un "collège" impérial puis royal et d’un tribunal d’instance elle bourdonnait d’une intense activité, d’autant qu’en 1838 elle devient le siège d’une prison, modèle pour son époque, prudemment placée à l’extérieur de la ville (aujourd’hui, débarrassée de son impressionnant mur d’enceinte, elle abrite le musée du Rouergue et l’on peut encore y découvrir des cellules individuelles, marques d’un confort et d’un humanisme rares à l’époque). Rançon de son essor, la ville se heurte vite aux difficultés de circulation.

Une déviation au ras des remparts

L’axe principal constitué par la rue Droite et le Pont Vieux est étroit et surchargé. Passage obligé, il concentre un important trafic local dans une rue étroite et très commerçante. Bonjour les embouteillages ! Cette situation ne manquera pas d’attirer l’attention du préfet De Guizard (le boulevard rive droite porte son nom) visiteur assidu d’Espalion, peut-être en raison d’une liaison avec Claire Poulenc, la fille de Joseph Poulenc dont le nom a été donné à l’autre boulevard rive gauche.

Il sera l’actif initiateur d’un nouvel axe de circulation qui passerait à l’extérieur de la ville au milieu des jardins et serait desservi par un nouveau pont (dit Pont Neuf). De plus, ce projet qui divisait la population couperait le "faubourg" et serait "suspendu" au-dessus de la rue Grenade et du quartier du Moulin.

Sa construction débutera néanmoins en 1841 et durera cinq ans. Elle va totalement transformer l’urbanisme de la ville et l’ouvrir largement vers l’ouest. D’abord avec la construction du Palais de Justice (aujourd’hui la mairie) sur la place située à l’extérieur de la porte Saint-Georges. Puis avec la création d’une belle rangée de maisons sur son alignement ouest en amont et en aval du pont. La vieille ville sera obligée de s’adapter à cette nouvelle donne. La mairie de l’époque (actuel musée Vaylet) se dotera d’une ouverture vers le boulevard. Deux petites rues le relieront à la place du marché et à la rue Droite.

Enfin, à la fin de ce XIXe siècle, le projet de voie ferrée (les travaux débuteront en 1898) conduira à percer l’avenue de la gare, axe perpendiculaire aux boulevards et à la rue Droite qui va encore changer un peu plus la physionomie d’Espalion.

Aujourd’hui, l’ouverture du barreau ouest et d’un nouveau pont apporte une nouvelle donne qui influencera très certainement l’urbanisme de la cité dans les prochaines décennies.

Centre Presse Aveyron
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